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Bouteflika attendu à Ghardaïa en Algérie

 
Le président Abdelaziz Bouteflika effectuera une visite à Ghardaïa dans le sud de l’Algérie où il inaugurera plusieurs projets.
samedi 27 décembre 2008.

La ville de Ghardaïa dans le sud de l'Algérie. Le chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika sera demain à Ghardaïa où il effectuera une visite officielle d’une journée, apprend-on auprès de la présidence de la République. Ce déplacement présidentiel, qualifié de court par les citoyens de la capitale du Mzab aux portes du Sahara en Algérie, était néanmoins programmé depuis plus d’un mois, selon une source proche de la wilaya de Ghardaïa. « Nous l’attendions avec impatience sachant que son agenda est assez étoffé ces derniers mois », souligne un élu FLN de l’APW. En tout cas, la venue de M. Abdelaziz Bouteflika devra cibler « une seule et unique » priorité, à savoir les familles sinistrées par les terribles inondations qui ont endeuillé Ghardaïa le 1er octobre 2008. Ce premier jour de l’Aïd-el-Fitr, les habitants de la vallée du Mzab ont été surpris par une crue très rare. Tous les oueds autour de Ghardaïa sont sortis de leur lit après 48 heures de pluies diluviennes, causant 45 morts et des centaines de blessés. Le chef-lieu de wilaya, notamment la partie qui longe l’oued Mzab, était quasiment sous les eaux et la boue.

Le niveau des inondations atteignait en certains lieux plus de 8 mètres de hauteur. L’Etat avait mobilisé l’armée qui, aux côtés des pompiers et des citoyens, avait peiné à nettoyer les sites inondés tant la catastrophe était grande. Trois mois après le déluge, la vie reprend son droit dans un « climat qui reste encore à assainir », comme le souligne un animateur du mouvement associatif local. « Il y a énormément à faire dans une ville censée être un des principaux pôles socioéconomiques du Grand-Sud de l’Algérie », relève un notable local pour évoquer les omissions des autorités locales en matière de réalisations. « Le Président répond à un appel pressant des citoyens. Qu’il soit remercié car c’est au nom des sinistrés qu’il est à Ghardaïa. Mais le problème réside ici chez nous », a déclaré un haut fonctionnaire de l’Etat à la retraite qui a fait sa carrière dans une institution à Alger. En effet, pour nombre de citoyens, la ville de Ghardaïa manque cruellement de commodités, notamment l’absence presque totale de routes et de voies asphaltées.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant