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L’abolition de la peine de mort en Algérie choque Abderrahamne Chibane

 
Abderrahamne Chibane s’est dit opposé à l’abolition de la peine de mort en Algérie.
mardi 13 janvier 2009.

Abderrahamne Chibane est contre l'abolition de la peine de mort en Algérie. L’Association nationale des oulémas algériens maintient sa position de refus de l’abolition de la peine de mort en Algérie, appel lancé, hier, par le président de la Commission nationale consultative de promotion et de protection des droits de l’homme (CNCPPDH), Farouk Ksentini. « Nous sommes surpris qu’il y ait des gens en Algérie voulant fouler aux pieds la parole de Dieu. Les oulémas sont consternés par ce comportement, totalement étranger à une terre qui a donné 1,5 million de chouhada. Le débat sur ce sujet satanique ne doit pas et ne devrait pas avoir lieu chez nous, terre d’islam. Celui qui est contre nous est contre Dieu. De ce fait, il n’est plus musulman et ne peut donc être enterré avec les musulmans », a assené le professeur Abderrahamne Chibane, président de l’Association des oulémas algériens, qui nous entretenait hier par téléphone.

Le professeur Chibane s’est appuyé sur les versets 178 et 179 du Coran, expliquant que le livre saint est catégorique sur cette question. « Dieu a décidé que l’assassin doit subir la peine de mort. Le criminel peut néanmoins y échapper si la famille de la victime est d’accord. Les textes sacrés sont clairs. Nous ne comprenons pas que des Algériens qui se disent musulmans appellent à l’abolition d’un verset coranique », a souligné le professeur, tout en ajoutant que les recommandations des oulémas algériens sont censées être suivies par les plus hautes autorités du pays. Le Pr Chibane, référence religieuse incontestable en Algérie et dans le monde musulman, réagit à une déclaration de Farouk Ksentini, lors de l’ouverture à Alger d’une conférence ayant pour thème « Réforme de la sanction pénale en Algérie ». Le président de la CNCPPDH, qui reçoit pour la circonstance une organisation étrangère, à savoir l’Organisation internationale de la réforme pénale, a déclaré qu’ »il est temps d’ouvrir le débat autour de l’abolition de la peine capitale en Algérie et son remplacement par d’autres peines ». Et d’insister que « l’Algérie observe un moratoire sur l’application de cette peine depuis 1993 ».

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant