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La ville de Berriane en Algérie renoue avec la violence

 
La ville de Berriane dans le sud de l’Algérie est de nouveau sous l’emprise d’une violence regrettable depuis vendredi après-midi.
dimanche 1er février 2009.

Berriane en Algérie. La ville de Berriane, dans la wilaya de Ghardaïa dans le sud de l’Algérie, a renoué vendredi dernier avec les émeutes. De sérieuses échauffourées ont éclaté vendredi après-midi, juste après la prière du dohr. Bilan : 2 morts et quelque 50 blessés, apprend-on de sources concordantes. Un garçon de 17 ans a succombé à ses blessures vendredi soir et un homme, âgé de 48 ans, a trouvé la mort suite à une blessure causée par une pierre. Parmi les 5 personnes grièvement blessées une est dans un état critique, apprend-on auprès de la même source. En outre, 3 policiers et 2 gendarmes auraient été blessés tandis que plusieurs citoyens ont été atteints légèrement, ajoute-t-on. Ces échauffourées ont été marquées par des jets de pierres et de cocktails Molotov. Cinq incendies de locaux commerciaux et d’habitations ont également été enregistrés lors de ces incidents, précise un communiqué officiel de la cellule de communication de la wilaya de Ghardaïa.

La route nationale était coupée à la circulation durant presque toute la matinée d’hier à cause des incendies et des échauffourées dans quelques quartiers de la ville. Vendredi après-midi, les forces de l’ordre sont intervenues pour ramener le calme. Le wali de Ghardaïa, M. Yahia Fehim, s’est déplacé sur les lieux pour s’enquérir de la situation. Des renforts de police ont été dirigés vers cette localité qui a connu déjà dans le passé de tels incidents regrettables. Le dispositif sécuritaire a été fortement renforcé. Quelque 2 000 policiers ont été dépêchés hier matin depuis les villes de Hassi Messaoud et de Sidi Bel-Abbès, indiquent nos sources. Les notables de la ville, qui ont joué un grand rôle lors des émeutes de mars 2008, demandent, dans un communiqué rendu public hier, l’installation d’une commission d’enquête. Ils mettent en cause les services de sécurité qui sont, disent-ils, la « cause de ces émeutes ». « Si ces services avaient mené leur mission à terme en achevant toutes les enquêtes et en traduisant tous les mis en cause en justice, la situation ne serait pas devenue aussi complexe », soulignent les notables dans leur communiqué. Même le verdict prononcé par la justice à l’encontre des mis en cause « ne répondait pas aux attentes de la population locale », ont commenté des personnes jointes hier par téléphone.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant