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L’évangélisation en Kabylie en débat au HCI

 
Un débat sur l’évangélisation en Kabylie a été organisé au Haut Conseil islamique (HCI).
mardi 3 mars 2009.

L'évangélisation en Kabylie. Le professeur Mohand Arezki Ferrad, chercheur et universitaire, a été l’hôte avant-hier du Haut Conseil islamique où il a fait une communication autour de la question de l’évangélisation en Kabylie. S’agit-il d’un fait marginal ou est-il question d’un phénomène aux proportions majeures ? C’est à cette interrogation que l’ex-député FFS a tenté d’apporter un éclairage en présence d’une assistance nombreuse. En effet, ce natif de Kabylie a entamé sa conférence en pointant du doigt certains cercles autonomistes qui cherchent, dit-il, à amplifier le sujet. Usant d’un ton académique et s’appuyant sur une étude élaborée sur le terrain, l’universitaire a tenu à affirmer que cette question de christianisme est entretenue à dessein. La Kabylie, signale le conférencier, a toujours été un bastion de résistance contre l’acculturation, rappelant ainsi les massacres commis par le colonialisme français, y compris ses vaines tentatives de christianiser la région.

« L’envahisseur français n’a pas réussi à dévier les populations de leur religion naturelle, à savoir l’islam, en dépit de 132 ans de présence en Algérie », a-t-il fait remarquer, avant de s’interroger sur les raisons qui poussent aujourd’hui certains Algériens musulmans à apporter de l’eau au moulin aux ennemis du pays. « Pourquoi évoque-t-on cette question d’évangélisation avec insistance alors que le pays a recouvré son indépendance, sa culture et sa religion et qu’on a aujourd’hui un ministère des Affaires religieuses, une véritable institution de promotion de notre religion », s’est interrogé le chercheur. Mohand Arezki Ferrad n’a pas omis de souligner que la majorité des gens qu’on qualifie de convertis n’ont nullement changé leur religion d’origine (l’islam, NDLR) sur la base d’une conviction personnelle. « On prétend être chrétien pour marquer sa différence, et ce pour des raisons multiples. L’aspect matériel y est pour beaucoup aussi », a-t-il indiqué, préconisant d’aider à la création d’écoles coraniques, de centres culturels islamiques et de « ressusciter » les zaouïas.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant