Le tourisme international en AlgérieL’Algérie ambitionne de devenir une grande destination touristique à l’instar du Maroc et de la Tunisie à l’horizon 2025.
lundi 9 mars 2009.
Par ailleurs, le « nouveau » positionnement du tourisme algérien perpétue à notre sens un discours de la « durabilité d’une promotion touristique » recadré dans une politique marketing bien plus que le choix d’un « tourisme durable » : un scénario vieux de 40 ans est ainsi réitéré. Les référents à un tourisme dépendant des Tours Opérators étrangers, gigantisme des structures d’hébergement (hier européens, aujourd’hui IDE de rentes des pays du Golfe) sont toujours là et importent des expériences touristiques méditerranéennes dont peu d’enseignements ont été tirés et qui s’avèrent lourdes de conséquences financières et environnementales. Le modèle touristique algérien aux horizons 2025 aura à conjuguer une demande internationale infime dans un Bassin méditerranéen fortement concurrentiel (Maroc, Tunisie, Libye, France, Espagne, Italie notamment pour ne citer que ces pays) continuant d’investir un littoral balnéaire saturé pour une durabilité du tourisme incompatible avec les méga projets touristiques privilégiés alors que la préservation de l’environnement est devenue depuis 1987 le pivot récurrent des politiques touristiques sans qu’aucune mesure dans ce sens n’ait été, depuis, véritablement privilégiée. Mais la question qui se pose est de savoir si la recherche d’un « tourisme durable », « responsable », « solidaire », « éthique » contenu dans un cahier des charges n’engageant pas juridiquement prescripteurs et souscripteurs, peut ou non cohabiter avec les règles d’un tourisme s’appuyant sur celles de la commercialité, des économies d’échelle, des taux de remplissage, de la génération maximale de bénéfices pour les actionnaires, de la domination des Tours Opérators, des alliances, fusions et acquisitions opérées à l’échelon international. Est-il possible en d’autres termes d’ignorer le « marchand » au profit des patrimoines naturels et culturels ? Le modèle touristique dans lequel s’inscrit l’Algérie aux horizons 2025 augure-t-il d’une possible conciliation de ces doubles enjeux ? Peut-il se détacher de la sphère marchande où il s’est toujours inscrit ? Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
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