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L’Algérie rejette la décision de la CPI

 
L’Algérie a rejeté catégoriquement la décision de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais.
jeudi 12 mars 2009.

L'Algérie s'oppose à la décision de la CPI. L’Algérie est catégorique. Elle rejette toute politique du deux poids deux mesures que les pays occidentaux et les États-Unis veulent imposer à la communauté internationale à travers le mandat d’arrêt lancé par la Cour pénale internationale contre le président soudanais Omar Hassan El Bachir. Notre ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci a qualifié une pareille décision de « véritable menace pour la paix, la sécurité et la stabilité » non seulement dans la région mais dans l’ensemble du continent africain. En effet un tel traitement de crise relève plus de la provocation que d’autre chose. Car comment peut-on expliquer les agissements du président et des membres de la Cour internationale pénale qui ont rapidement réagi en ficelant un dossier sur les prétendus « crimes de guerre et contre l’humanité commis par El Bachir » président d’un pays souverain, alors que l’armée israélienne équipée de toutes sortes de moyens de destruction notamment les dernières inventions militaires américaines tel le phosphore blanc a durant 22 jours défié le monde entier en engageant une terrible offensive contre la bande de Ghaza tuant dans leur sillage plus de 1500 palestiniens et blessant environ 6000 innocents.

Un véritable génocide contre lequel ni l’Onu, ni le Conseil de sécurité encore moins la CPI n’ont levé le moindre petit doigt pour dénoncer la barbarie d’une telle agression. Le mutisme de la communauté internationale était total lors de cette agression, pire encore, certaines grandes puissances notamment les Etats-Unis et quelques pays européens ont même soutenu et justifié de tels actes contre des innocents palestiniens comme si le blocus imposé par les israéliens durant plus d’une année demeure insuffisant. Entre ce qui s’est passé à Ghaza et le conflit du Darfour, le président de la CPI a su facilement faire la différence. Une différence qui repose essentiellement sur deux poids et deux mesures dont seuls ceux qui sont à la tête des organisations onusiennes connaissent les véritables motivations. Pour Mourad Medelci la décision de la CPI contre le président soudanais est « injuste et ne servira guère la paix dans la région ». Il a souligné par ailleurs, le soutien de l’Algérie aux positions des Etats arabes et musulmans ainsi qu’à celles des autres pays étrangers qui rejettent ce mandat d’arrêt contre le président soudanais. Dans ce contexte, Medelci a appelé à la « nécessité de déployer des efforts au double plan régional et international dans le cadre de la poursuite des démarches visant à trouver une solution urgente et permanente à la crise » au Darfour.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Le Courrier d’Algérie