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L’Algérie réfute le rapport américain sur les droits de l’homme

 
L’Algérie a une nouvelle fois rejeté le rapport américain sur les droits de l’homme en accusant Washington d’ingérence.
mardi 17 mars 2009.

Tayeb Belaïz rejette le rapport américain sur les droits de l'homme en Algérie. Après Ouyahia et Zerhouni, hier, c’était au tour du ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Belaïz, de contester le dernier rapport 2008 sur les droits de l’homme en Algérie, rendu public le 25 février par le département d’Etat américain. S’exprimant en marge de la journée d’étude sur l’instance arbitrale organisée par la Cour suprême, M. Belaïz s’est d’abord interrogé sur « quel droit se base le département américain pour établir des rapports sur les autres pays et de classifier ces derniers comme des élèves à l’école » ? Les Etats-Unis, dit-il, « ne représentent pas une organisation de l’ONU. Et si notre ministère des Affaires étrangères en faisait autant, quelle serait la réaction des autres pays ? » Pour M. Belaïz, une telle attitude relève tout simplement de « l’ingérence dans les affaires internes d’un pays ». Toujours interrogatif, le ministre dira : « Sur quelles données s’est basé le département américain pour élaborer un tel rapport sur notre pays ? », non sans s’en prendre à certains organes de la presse nationale qui, dit-il, ont versé dans une critique infondée en se basant sur le document américain au lieu de défendre l’Algérie.

« Certes, certains organes de presse ont réagi convenablement face à ce rapport américain. Mais ils étaient très rares, malheureusement, par rapport à ceux qui ont voulu jeter de l’huile sur le feu, alors que d’autres ont observé le silence. Or, en bons citoyens, ils devraient plutôt réagir positivement pour défendre leur pays », a commenté le ministre. En outre, M. Belaïz a considéré que le rapport américain sur les droits de l’homme en Algérie n’est pas aussi négatif qu’il a été présenté par la presse algérienne. Le rapport reconnaît les « avancées enregistrées par notre pays » dans ce domaine, dira-t-il. « Si on veut être objectifs, il faut reconnaître que le rapport a montré plus de choses positives que négatives, notamment en matière de réinsertion sociale des détenus et leur prise en charge sanitaire au niveau des centres de détention. Le document reproche seulement le surpeuplement des prisons algériennes », fera-t-il remarquer. Chose que « nous ne pouvons cacher, certes, mais ce problème sera bientôt réglé avec la réception de 13 nouveaux centres au cours de l’année 2009 », a tenu à rassurer le ministre.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant