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Bouteflika s’engage contre la corruption en Algérie

 
Le président Bouteflika s’est une nouvelle fois engagé à combattre la corruption en Algérie après avoir échoué à le faire pendant ses 2 premiers mandats.
mardi 21 avril 2009.

La corruption gangrène l'Algérie. Abdelaziz Bouteflika a annoncé son intention de « poursuivre et d’intensifier la lutte contre les pratiques du favoritisme et les passe-droits et contre la corruption en Algérie dont les effets contribuent à saper gravement le sens et le goût de l’effort ». Cette politique, a-t-il déclaré, doit s’accompagner par « la nécessité de moderniser l’administration publique » tout en insistant sur le rôle important des organes de LA presse dans cette lutte. Pour l’économiste Abdelmalek Serraï, la lutte contre la corruption en Algérie est toujours très timide et discrète. L’économiste propose une panoplie de mesures. Sur le plan politique, il préconise d’appliquer la transparence dans la gestion, la communication et le système informatique et de continuer la réforme administrative. Cela doit s’accompagner par un contrôle plus rigoureux des élus locaux de l’administration. Quant à la réforme de la justice, l’orateur souligne qu’elle renferme de graves contradictions et travaille dans un environnement hostile.

Sur le plan législatif, il a estimé que le rejet de la loi sur le patrimoine par le Parlement demeure une tâche noire dans le monde législatif. Il a aussi précisé que le concours de la presse et des médias en général ne peut être efficace sans les moyens nécessaires aux journalistes et sans leur protection ainsi que la création de revues spécialisées dans le domaine. « Nous sommes entrés dans une nouvelle phase. Le Président est conscient que plus de cinq millions de jeunes ont renouvelé leur confiance en lui. Mais ils sont impatients. D’autant qu’ils ont les moyens professionnels », a-t-il déclaré. La nécessité d’impliquer les experts et les intellectuels et de réactiver le rôle de la Cour des comptes sont par ailleurs des mesures qui doivent être prises afin de combattre un fléau qui, selon de nombreux observateurs, représente un risque réel pour l’Algérie. M. Serraï précise que des lobbys puissants parasitent des secteurs vitaux comme ceux de l’agriculture, le bâtiment, le foncier et les banques. Ces mesures doivent donc, selon lui, dépasser le stade de la répression.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant