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La santé des consommateurs en Algérie en danger

 
La santé des consommateurs en Algérie est souvent mise en danger par des commerçants peu scrupuleux qui commercialisent des produits impropres.
lundi 25 mai 2009.

La santé des consommateurs en Algérie. La commercialisation des produits alimentaires impropres à la consommation prend de l’ampleur en Algérie ces dernières années surtout en période estivale. En effet, les marchandises censées être détruites sont écoulées au vu et su de tout le monde, notamment sur les marchés en plein air. Les produits carnés (cachir, saucisse…), les produits laitiers comme les fromages et yaourts font actuellement les beaux jours du commerce informel. Exposée sur les trottoirs, souvent sous un soleil de plomb, cette marchandise a l’air de susciter l’intérêt de nombreux consommateurs. Ces derniers n’hésitent pas à acheter un boudin de cachir parce qu’il est « moins cher » qu’ailleurs, estime un client rencontré dans un marché hebdomadaire, situé près de Boumerdès. Il faut dire que les trottoirs sont bourrés aussi de produits qui peuvent s’altérer en quelques minutes à l’exemple du yaourt. En effet, ce produit laitier ne peut en aucun cas être vendu sur la voie publique. Il doit être entreposé en permanence dans un frigo à une température de 4°.

« Les marchés informels en Algérie ont tendance à généraliser leurs palettes de produits, y compris l’agroalimentaire. Si la vente d’une boîte de concentré de tomate pose problème, que dire alors d’un fromage « Gervais » ? Ce produit n’a pas sa place dehors, il est censé être commercialisé par un épicier dûment autorisé », souligne une mère de famille. Tout au long des journées, on voit des commerçants qui étalent des produits carnés sur les trottoirs et les voix publiques à travers l’Algérie sans que personne s’inquiète de la gravité de la situation. L’exposition des produits en plein air et dans des conditions déplorables est un phénomène récurrent. Tout comme la manière de faire de ces grossistes qui écoulent leurs produits en voie de péremption ou carrément périmés au vu et au su de tout le monde, sans parler des autres pratiques commerciales illicites à savoir le défaut d’affichage des prix et le défaut de garantie. Les infractions au code du commerce concernent les marchandises de large consommation non facturées, illicitement commercialisées par des réseaux bien structurés. Et pourtant, la loi N° 09-03 du 25 février 2009 prévoit une batterie de sanctions à l’encontre des commerçants qui vendent des produits périmés aux consommateurs.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant