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L’Algérie manque d’experts nucléaires

 
L’Algérie manquerait d’experts dans le domaine nucléaire selon le ministre de l’Energie Chakib Khelil.
lundi 8 juin 2009.

L'Algérie a un déficit d'experts dans le nucléaire. Selon le ministre de l’Energie Chakib Khelil, qui s’est exprimé sur une chaîne de la télévision nationale, l’Algérie ne serait pas prête pour sa reconversion vers l’énergie nucléaire en raison d’un manque d’uranium enrichi et de spécialistes en la matière. Le discours politique, c’est connu, peut cultiver l’espoir comme il peut déclarer le pire. Quand un officiel doute de l’Algérie, c’est qu’il a ses raisons, qu’il a des paramètres en tête qui le conduisent à cet exercice de modestie. Mais le peuple algérien, lui, a le droit de s’entêter, fort de ce qu’on appelle justement le bon sens populaire. Comment en 1962, avec seulement quelques cadres, avons-nous fait pour oser gérer toute une république alors qu’aujourd’hui, près de 50 ans plus tard, on voudrait abandonner tout défi technologique sous prétexte d’un déficit de compétences nationales ?

Qu’on nous traite de crâneurs, d’hypernationalistes pleins d’illusions ou d’ignorants ès la fission de l’atome… D’abord, pour nous rassurer, parce que nous savons que des réacteurs nucléaires sont opérationnels dans la périphérie immédiate de notre capitale ou du côté d’Aïn Oussera. Il n’est pas possible que ces installations ne soient pas sous le contrôle de nos scientifiques ! Ensuite, parce que le transfert de technologie peut nous permettre une rapide mise à niveau, comme le laissait espérer la coopération avec la Chine ou l’Argentine et nombre de pays amis avec lesquels on pourrait maîtriser aussi bien le fonctionnement d’une centrale que le processus d’enrichissement de l’uranium. En étroite collaboration avec l’Agence internationale chargée de l’énergie atomique.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant