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L’affaire de la Banque nationale d’Algérie jugée à Alger

 
Le procès de l’affaire de détournement de près de 3200 milliards de centimes de la Banque nationale d’Algérie se poursuit au tribunal d’Alger.
lundi 15 juin 2009.

Une agence de la Banque nationale d'Algérie. Les avocats de la défense du principal accusé dans l’affaire du détournement de près de 3 200 milliards de centimes de la Banque nationale d’Algérie (BNA) ont demandé, hier, la présence d’un ancien commissaire de police qui exerçait au niveau de la sûreté de la wilaya de Tipasa, en qualité de témoin oculaire, à propos des griefs de faux et usage de faux, de trafic d’influence et de destruction de documents administratifs, portés à l’encontre de leur client. Les mêmes avocats ont demandé l’annulation du chef d’inculpation de faux et usage de faux, arguant que cela ne répondait pas aux dispositions de la convention d’extradition conclue entre l’Algérie et le Maroc, mise en œuvre pour l’extradition des accusés. L’audience a été suspendue durant presque une heure par le président du tribunal criminel d’Alger aux fins de convocation du témoin en question. Ce dernier est arrivé en retard par rapport au début de l’audience fixé à 8h30. Le tribunal allait procéder par un mandat d’amener. Le témoin en question a été conduit à la salle d’audience par les éléments de la police judiciaire. Le président ayant refusé de reporter le procès à la prochaine session criminelle.

Parmi les pièces détruites par le principal accusé, figurerait un rapport falsifié sur ses transactions commerciales, transmis par fax, par l’accusé, aux autorités marocaines. Il aurait faxé ce document à partir de la clinique des Glycines, dépendant de la police. Une affaire pour laquelle plusieurs responsables de l’institution policière ont été relevés de leurs fonctions par le patron de la police algérienne. L’accusé principal dans cette affaire a déclaré à la barre que « le dossier de l’inspection générale de la Banque d’Algérie m’a été remis par mon ancien associé au mois de mai 2005, à Paris ». Par ailleurs, les deux autres mis en cause ont affirmé qu’ils n’avaient aucun lien avec cette affaire liée au détournement de pas moins de 15 milliards de dinars. Par ailleurs, l’office du ministère de la Justice avait ordonné au service central de la répression de la criminalité de Chateauneuf de procéder à des investigations concernant le transfert du dossier de cette affaire du siège de la sûreté de Tipasa vers le Maroc. A l’heure où nous mettons sous presse, l’audition des mis en cause se poursuivait toujours. Le principal accusé dans le détournement de près de 3200 milliards de centimes de la Banque nationale d’Algérie comparaîtra demain devant le même tribunal.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant