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Les accords nucléaires entre l’Algérie et la France ratifiés

 
Les accords nucléaires signés par l’Algérie avec la France et la Chine ont été ratifiés par le président Abdelaziz Bouteflika.
mercredi 17 juin 2009.

L'Algérie veut coopérer dans le nucléaire avec la France et la Chine. Le président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a signé trois décrets présidentiels portant ratification d’accords de coopération conformément à l’article 77-11 de la Constitution, a indiqué hier un communiqué de la présidence de la République. Deux de ces décrets concernent les accords sur le nucléaire civil, signés par l’Algérie avec la France et la Chine. Le premier a trait à l’accord de coopération pour le développement et les utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire entre les gouvernements algérien et français signé à Alger le 21 juin 2008. Cet accord, rappelons-le, a été signé entre les deux parties lors d’une visite du Premier ministre français François Fillon à Alger. « En signant ce texte, nos deux pays ont scellé un vrai brevet de confiance à long terme », s’est réjoui M. Fillon à l’issue de la signature de cet accord. Cet accord est intervenu une année après la visite d’Etat en Algérie effectuée par le président Nicolas Sarkozy en décembre 2007. L’Algérie est devenue, à l’époque, le premier pays arabe à conclure un plan de coopération avec la France sur le nucléaire civil. Une démarche qui a débouché sur cet accord-cadre prévoyant la formation et la recherche en commun et ouvrant la possibilité de construire, à terme, des centrales nucléaires en Algérie.

Toujours dans ce domaine, le chef de l’Etat a signé, le 24 mars 2008 à Alger, un autre décret qui concerne l’accord de coopération entre les gouvernements algérien et chinois pour le développement des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire. Ce partenaire traditionnel et incontournable dans ce secteur a aidé, en collaboration avec l’Argentine, l’Algérie dans le début des années 1990 à se doter de deux réacteurs nucléaires expérimentaux, Nour basé à Draria (Alger) et Salam à Aïn Oussara (Djelfa). Mais à quoi serviront réellement ces deux centres de recherche nucléaire aujourd’hui eu égard aux récentes déclarations du ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, qui avait évoqué « deux grands obstacles » se dressant sur le chemin du développement du nucléaire civil en Algérie ? Le ministre, qui était l’invité du forum de l’ENTV, a cité « l’importation d’uranium enrichi et les compétences techniques comme étant les deux grands obstacles qui pourraient empêcher l’Algérie de se doter de cette technologie ».

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant