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L’Algérie demeure en retard dans les sciences

 
L’Algérie peine à se développer dans les sciences comme en témoigne l’absence d’universités algériennes dans le classement des meilleures universités du monde.
jeudi 2 juillet 2009.

L'Algérie reste en retard dans les sciences. La ministre déléguée chargée de la Recherche scientifique, Mme Souad Bendjaballah, a affirmé, hier depuis Constantine, que l’Etat algérien a fait de la recherche scientifique une priorité en Algérie. De ce fait, un fonds national de financement de la recherche scientifique a été créé en 2000. Doté de 12 milliards de dinars, ce fonds a permis le financement de 16 000 chercheurs scientifiques, toutes spécialités confondues, la création de 18 centres nationaux de recherche scientifique. 680 laboratoires de recherche, équipés de matériel sophistiqué, ont été ouverts depuis 2000 et 28 programmes de recherche portant sur de nouvelles technologies, la robotique et la technique ont été élaborés. Par ailleurs, selon Mme la ministre, l’objectif de tous ces moyens déployés est de mettre la recherche scientifique au service du développement national. Pour cela, le programme de travail de Mme Bendjaballah a concerné la visite de trois entreprises industrielles à Constantine.

Il s’agit de l’entreprise nationale de machines et outils, du complexe moteurs et tracteurs de Oued H’mimime et du complexe pelles et grues d’Aïn S’mara. Se concertant avec les responsables et les dirigeants de ces complexes, Mme Bendjabbalh a insisté sur la nécessité d’intégrer les recherches scientifiques des universités et des centres de recherche en Algérie dans la procédure de mise à niveau de ces entreprises. « Il faut que vous contactiez des universités et des facultés spécialisées dans vos domaines afin de bénéficier de leurs apports scientifiques pour la modernisation de vos capacités industrielles », a-t-elle ordonné. Pour cela, la ministre préconise une procédure à trois temps : la formation et la re-classification du personnel existant, le recrutement de nouvelles compétences universitaires et la formation à la carte des universités. Elle dira que les pays développés font appel aussi aux retraités pour la formation des nouvelles recrues. Cette mesure est possible en Algérie. L’exemple a été déjà donné par l’entreprise nationale des machines et outils qui a fait appel à l’université Mentouri de Constantine pour un partenariat de mise à niveau des parties technologiques de l’entreprise.

- Découvrir le classement des meilleures universités du monde en 2008 (document PDF)

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant