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L’Algérie fête demain son indépendance

 
Le peuple algérien célébrera demain la fête de l’indépendance de l’Algérie acquise le 5 juillet 1962 au prix de plus d’un million de martyres.
samedi 4 juillet 2009.

Fête de l'indépendance de l'Algérie. L’indépendance de l’Algérie a été proclamée le 5 juillet 1962 après 132 ans de colonisation française. Celle-ci a débuté le 14 juin 1830 avec le débarquement des forces françaises sur la côte de Sidi Fredj. Le 18 mars de l’année 1962, les accords d’Evian entérinent officiellement la fin de 8 ans de guerre. L’Algérie officielle a célébré cette année le 47e anniversaire de la signature des accords d’Evian ayant donné naissance plus tard à un Etat algérien, libre et indépendant. Près de six ans après le déclenchement de la révolution du 1er-Novembre 1954 qui met fin à 8 ans de guerre terrible, les Algériens et les Français se sont rendus à une évidence : il fallait négocier un cessez-le-feu et organiser un référendum pour l’indépendance de l’Algérie. Entamées depuis plusieurs mois entre les dirigeants du FLN et des représentants du gouvernement français, les négociations s’achèvent à Evian le 18 mars 1962. Les deux délégations ont été présidées, respectivement, par Krim Belkacem, alors chef d’état-major de l’ALN, côté algérien, et Louis Joxe, ministre du gouvernement du général De Gaule, côté français. Dans l’après-midi, le ministre des Affaires étrangères du GPRA, Krim Belkacem, et les négociateurs français, Louis Joxe, Robert Buron et Jean de Broglie, procèdent à la signature des accords dits d’Evian. Le soir même à Paris, le général de Gaulle annonce la fin des opérations militaires ainsi que l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu sur tout le territoire algérien à compter du lendemain à midi.

Au même moment, le président du GPRA, Benyoucef Benkhedda, proclame la « grande victoire du peuple algérien ». L’exécutif provisoire est mis en place en avril 1962 à Boumerdès (ex-Rocher Noir), puis le 1er juillet 1962 aura lieu le référendum d’autodétermination. Les combattants de l’ALN quittent les maquis pour rejoindre leurs familles dans les douars et villages. Seule l’OAS, groupuscule paramilitaire, refuse d’abandonner l’Algérie française et promet le chaos. Le 1er juillet, les Algériens se rendent aux urnes. A la question : « Voulez-vous que l’Algérie devienne un Etat indépendant, coopérant avec la France dans les conditions définies par les déclarations du 19 mars 1962 ? », les votants répondent favorablement avec un taux de 99,7 %. Le référendum prévu par les accords d’Evian donne le résultat suivant : 5 990 000 Algériens se prononcent pour le oui et 16 400, des Français en majorité, pour le non. Le 3 juillet, le général de Gaulle reconnaît solennellement l’indépendance de l’Algérie. De Tunis, où ils ont trouvé refuge, les ministres du GPRA débarquent à l’aéroport Maison-Blanche, aujourd’hui Houari-Boumediene, le 5 juillet. Escorté par des motards, le cortège traverse la ville pour rejoindre le centre de la capitale. Tout au long d’un parcours de 20 kilomètres, une foule immense agite une forêt de drapeaux et les acclame. La fête populaire se poursuit le lendemain. Le bilan humain de huit ans de guerre fait ressortir qu’entre 1954 et 1962, la guerre d’Algérie a mobilisé pas moins de deux millions de Français du contingent, appelés pour deux ans ou parfois davantage. Un million et demi millions d’Algériens sont morts sur une population totale de dix millions.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant