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La répression pour sécuriser les routes d’Algérie

 
Le gouvernement semble enfin décidé à mettre en place une politique de répression pour réduire le nombre d’accidents meurtriers sur les routes d’Algérie.
dimanche 26 juillet 2009.

Les routes d'Algérie demeurent dangereuses. Rétension de permis de conduire, augmentation des amendes et des peines d’emprisonnement, sont entre autres des mesures contenues dans l’amendement du Code de la route en Algérie à la faveur du dernier Conseil des ministres. Des statiques officielles font état de douze morts par jour dans des accidents de la circulation. Suite à cela, les pouvoirs publics ont jugé primordial de procéder à l’amendement du Code de la route. Si les textes existent déjà, il n’en demeure pas que le mode opératoire pose problème, donc il fallait bien alourdir les sanctions. Un groupe interministériel regroupant les principaux concernés (ministère de l’Intérieur, de la Justice, des Travaux publics, Finances et les représentants de la Gendarmerie et de la Police) s’est penché sur la question, en janvier dernier, en apportant des enrichissements à la nouvelle mouture du Code de la route en Algérie. Selon, Tahar Messaoud Nacer, directeur de la circulation routière au ministère des Transports, qui s’exprimait, hier sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, cet amendement « se veut une réponse à l’impunité, car, at- il dit, les gens ont tendance à ne pas s’acquitter de leurs amendes ».

Cet amendement a vu l’introduction d’un principe de taille qui est celui de la rétorsion du permis de conduire a-t-il ajouté, expliquant que cela ne signifie pas le retrait de permis et non plus une suspension, tout simplement retenir le document du contrevenant jusqu’à ce que celui ci s’acquitte de son amende. Le représentant du ministère des Transports a indiqué que l’amendement en question a revu à la hausse de l’ensemble des sanctions qu’il s’agisse de la valeur des amendes ; des durées de suspension du permis de conduire et d’emprisonnement. S’agissant de la hausse des peines d’emprisonnement, celles-ci concernent beaucoup plus certaines catégories des usagers à savoir les conducteurs des véhicules du transport en commun, de marchandises et de matières dangereuses. Plus explicite, Tahar Messaoud Nacer indique que les conducteurs de cette catégorie de moyens de transport sont impliqués dans 15% des accidents de la route en Algérie, a-til fait savoir, soulignant, que les conducteurs de ce type de véhicules en état d’ivresse entraînant la mort de personnes sont passibles d’une peine d’emprisonnement allant de cinq à dix ans assortis d’une amende de cinq cent mille à un millions de dinars. Quant aux conducteurs de véhicules de tourisme, ils sont passibles d’une peine d’emprisonnement allant de deux à cinq ans et de cent milles à deux cent milles dinars d’amende pour le même délita-t-il ajouté. Le groupe interministériel a agi également sur la durée du retrait de permis allant jusqu’à quatre ans nonobstant les peines d’amendes et d’emprisonnement qui sont prévues par la loi.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Le Courrier d’Algérie