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L’Algérie et ses voisins luttent contre Al-Qaida

 
L’Algérie et ses voisins du Sud se sont enagés à renforcer leur coopération en matière de lutte contre les terroristes d’Al-Qaida au Maghreb islamique.
jeudi 10 septembre 2009.

L'Algérie et ses voisins luttent contre Al-Qaida. L’Algérie, la Mauritanie, le Mali et le Niger ont décidé d’avoir des patrouilles mixtes, mais surtout les quatre armées auront un même territoire : ainsi l’armée mauritanienne peut poursuivre un terroriste sur le territoire malien sans que les autorités de ce dernier ne s’en offusquent. Une patrouille pourra poursuivre un terroriste sans crainte d’être stoppée et narguée par une immatérielle ligne frontalière. Cela confirme donc le fait que les chefs d’Etat de ces pays ont pris conscience que l’éclosion du terrorisme sur cette large bande frontalière est un risque plus terrible qu’une violation de souveraineté. Ces poursuites sont parties pour être des plus efficaces, car des moyens conséquents seront déployés. El-Qaïda ne s’embarrasse pas de frontière et ne prend pas la peine de préciser les lieux ou les pays où il va attaquer. Cette rencontre a été précédée d’une réunion le 13 août dernier au siège de la 6e Région miliaire à Tamanrasset qui a abrité à l’occasion une importante réunion des chefs des états-majors de l’Algérie, du Niger, de la Mauritanie et du Mali.

L’objectif de cette réunion était de mettre au point une stratégie de lutte commune contre le terrorisme dans la bande sahélo-saharienne. Avec son voisin malien, l’Algérie a envoyé une importante quantité d’équipements militaires et d’armement à Bamako dans le cadre d’une opération d’assistance, qui devait compter cinq convois. L’Algérie avait acheminé par avion au Mali « une importante aide militaire » dans le cadre du renforcement de la coopération entre les armées des deux pays voisins, Selon un militaire malien qui s’est exprimé dans la presse, « l’aide est riche et variée. Il y a par exemple du carburant pour nos troupes, des sacs de couchage pour les opérations spéciales et même de l’armement ». L’activisme de l’ex-GSPC, qui s’est soldé par la mort au mois d’aout dernier de 26 soldats maliens, et un attentat kamikaze à Nouakchott sont à l’origine d’une rencontre des chefs militaires de la région. Les bandes frontalières sont livrées, depuis plusieurs années, à des pratiques de terrorisme, de contrebande et de trafic d’armes de guerre ou légères et de stupéfiants. Ces rencontres vont permettre de passer à une étape supérieure et aboutir à la planification et à la mise en œuvre de nouvelles actions tendant à solutionner les problèmes sécuritaires.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant