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Eepad négocie avec Algérie Télécom

 
Eepad et Algérie Télécom poursuivent leur négociations selon le PDG de l’opérareur historique de télécommunications Moussa Belhamadi.
mardi 29 septembre 2009.

Eepad négocie avec Algérie Télécom. Le patron d’Algérie Télécom, Moussa Belhamadi, estime qu’« il n’y a pas monopole sur le marché de l’internet en Algérie ». Selon lui, « il n’y a aucune intention de faire disparaître l’Eepad », alors que l’option de reprendre cette entreprise par l’opérateur public « n’a pas été validée par le conseil d’administration d’Algérie Télécom ». Le PDG d’Algérie Télécom, interviewé hier matin par la Radio algérienne, a tenté tant bien que mal de rendre claire la position de son groupe dans le conflit qui l’oppose au provider privé Eepad, noyé dans des dettes de l’ordre de 3,5 milliards de dinars. La position d’Algérie Télécom, telle qu’exposée par M. Belhamadi, reste quelque peu confuse. En tout cas, l’option de reprendre les actifs de l’Eepad, soumise à l’examen du conseil d’administration d’Algérie Télécom, a été rejetée dans le fonds et dans la forme, à en croire le patron d’Algérie Télécom. Celui-ci s’agrippait toujours à la seule réclamation de rembourser les créances détenues par l’Eepad. « Le conflit est purement commercial. Il y a une histoire de créances et l’Eepad n’a pas respecté les deux échéanciers de remboursement », a déclaré hier M. Belhamadi.

Ceci dit, Algérie Télécom ne compte pas y aller de main morte dans ses rapports futurs avec le provider privé. Mais s’il est vrai que l’opérateur privé ne souhaite pas la disparition de l’Eepad de son réseau, pourquoi ne valide-t-il pas l’option de reprise réclamée par l’Eepad, ou encore l’autre solution relative à la création d’un partenariat public-privé ? Interrogé sur la décision des pouvoirs publics de réduire de 50% les tarifs d’internet, un procédé à l’origine de l’accumulation des dettes de l’Eepad, le patron de l’opérateur public estime que « cette réduction a été décidée par les pouvoirs publics et s’il y a réclamation à faire, elle doit être adressée au gouvernement ». M. Belhamadi semble oublier que la disparition de Djaweb, une filiale d’Algérie Télécom, est liée en grande partie à la précédente décision du gouvernement de réduire de 50% les tarifs d’internet. Au-delà de cette affaire, qui semble ne pas encore révéler tous ses secrets, l’ultime entrevue destinée à rechercher une issue à la crise n’a pas encore abouti jusque-là à un résultat palpable. Des sources crédibles, ayant participé à cette nouvelle série de négociations, ont estimé que « les pourparlers sont en bonne voie » et que les deux parties « devraient opter pour une solution dans un délai ne dépassant pas les 48 heures ».

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après El Watan