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L’Algérie doit être ferme face à l’Egypte

 
L’Algérie doit se montrer ferme vis-à-vis de l’Egypte qui persiste dans son attitude après la défaite humiliante des Pharaons face aux Fennecs.
mardi 8 décembre 2009.

L'Algérie doit être ferme face à l'Egypte. L’Egypte a repoussé, hier, sèchement et de façon officielle la main amicale tendue la semaine dernière par l’Algérie l’invitant à tourner la page de l’agression caractérisée dont a fait l’objet, le 12 novembre dernier au Caire, l’EN de football à la veille d’un match contre son homologue égyptienne comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2010. Au lieu de faire profil bas, de s’empresser à présenter ses excuses à l’Algérie et de chercher à trouver les moyens de dépasser la crise née durant ces incidents au cours desquels également des dizaines de supporters algériens ont été passés à tabac, le gouvernement égyptien vient, au contraire, de jeter de l’huile sur le feu en posant des conditions au retour de son ambassadeur en Algérie. Il a chargé son secrétaire d’Etat chargé des Affaires juridiques, Moufid Chehab, de faire parvenir aux Algériens son message. Un message qui s’assimile fort bien à une déclaration de guerre. Quoi qu’il en soit, il paraît clair que Le Caire a opté pour la stratégie du pourrissement et de la tension dans la gestion de ce dossier.

Dans une déclaration accordée le même jour au journal égyptien Chorouq et reprise par l’AFP, ce responsable gouvernemental a précisé que « l’Egypte ne renverra pas son ambassadeur en Algérie s’il n’y a pas d’excuses ou de dédommagements pour les dégâts subis par les entreprises et le peuple égyptiens. » Les autorités algériennes qui, jusque-là, ont évité de parler de crise ou même de reconnaître l’existence de frictions avec « les frères égyptiens » doivent bien maintenant se rendre à l’évidence qu’avec cette attaque frontale et ce chantage ridicule, les relations algéro-égyptiennes vont au plus mal et qu’il convient, par conséquent, de tirer les conclusions qui s’imposent. Les Egyptiens, qui se présentent dans la peau de victimes, jouent désormais cartes sur table : Moubarak et son clan que les Américains ont, semble-t-il, lâchés au profit de son patron des services de renseignements veulent une confrontation directe et entraîner l’Algérie dans un bras de fer. Il n’est pas nécessaire de sortir d’une grande école de diplomatie pour saisir le sens de leur sortie. Il est bien difficile de percevoir la déclaration faite à la presse par Moufid Chehab autrement que comme un acte d’hostilité vis-à-vis de l’Algérie.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après El Watan