Les statistiques sur l’emploi en AlgérieL’ONS n’intègre pas les critères d’analyse adoptés par l’Organisation internationale du travail en matière de statistiques sur l’emploi en Algérie.
mardi 9 février 2010.
Cela renseigne, on ne peut plus clair, sur le peu de fiabilité des statistiques sur le chômage et l’emploi en Algérie. Un fait confirmé sur le terrain par les protestations sociales et les manifestations de jeunes demandeurs d’emploi. Les jeunes, en particulier les femmes, représentent la plus importante catégorie des personnes touchées par le chômage. Analysant les derniers chiffres de l’ONS, M. S. Musette relève l’ampleur du chômage chez les femmes en Algérie. « Le taux de chômage féminin, après une baisse momentanée en 2006, a repris l’ascenseur pour dépasser le niveau de 2005, où il était estimé à 17,5%, pour se retrouver à 18,1% en 2009. Par contre, le chômage masculin est en net recul : d’un taux de 14,9% en 2005, il se retrouve à 8,6%. En clair, cette période a été profitable pour les adultes masculins et négative pour les jeunes et les femmes. Et le taux le plus grave est la jeune fille, diplômée au chômage », précise-t-il. Ce taux risque, souligne-t-il, de s’aggraver encore, en sachant que les filles sont plus nombreuses à l’université et réussissent mieux que les garçons. « La déconnexion entre l’université et le marché du travail est ainsi un fait établi. Autrement dit, si on veut agir encore sur le taux de chômage, les populations cibles sont toutes désignées », ajoute-t-il. Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
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