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Le Foreign Office désapprouve l’inscription de l’Algérie sur la liste noire

 
La Grande-Bretagne estime que rien ne justifie l’inscription de l’Algérie sur la liste noire des passagers aériens.
mardi 23 février 2010.

Le Foreign Office désapprouve l'inscription de l'Algérie sur la liste noire. Londres considère qu’ « il n’existe aucune raison justfiant l’inscription de l’Algérie sur la liste des pays à risque », a indiqué une source responsable au Foreign Office pour qui l’Algérie « n’est pas un pays exportateur de terrorisme ». La même source a précisé, dans une déclaration rapportée lundi par le journal Al-Qods Al-Arabi paraissant à Londres et répercutée par l’APS, que « rien ne justifie l’inscription de l’Algérie sur cette liste », affirmant qu’elle est au contraire « pionnière en matière de lutte contre le terrorisme qu’elle a combattu seule durant les années 1990 ». Pour le ministère britannique des Affaires étrangères, l’Algérie « a acquis une grande expérience dans la lutte contre le terrorisme », expérience dont a considérablement bénéficié la Grande-Bretagne, notamment dans le cadre de la coordination sécuritaire entre les deux pays. Il a, en outre, fait état du soutien de la Grande-Bretagne à l’Algérie dans sa position contre le paiement de rançons aux terroristes dans les cas de prise d’otages.

Londres se démarque ainsi des Etats-Unis et de la France qui n’ont pas hésité un instant à faire subir à l’Algérie de honteuses mesures de contrôle visant à humilier ses ressortissants dans leurs aéroports respectifs. Alger, qui n’a jamais accepté ce traitement humiliant, envisage d’appliquer la réciprocité. Cela étant, les observateurs voient en la déclaration britannique une position sage « qui aura certainement des retombées positives pour le Royaume-Uni ». De quelle manière ? « Londres a tout intérêt à ne pas irriter les Algériens si le pays de Sa Majesté veut toujours faire des affaires avec nous », relève-t-on dans les milieux économiques. En 2009, le montant des investissements britanniques était estimé à plusieurs milliards de dollars. Ce montant est appelé à augmenter dans les prochaines années.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant