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L’Algérie dénonce le coup d’Etat au Niger

 
L’Algérie ainsi que l’Union Africaine ont dénoncé le coup d’Etat militaire au Niger.
mardi 23 février 2010.

L'Algérie dénonce le coup d'Etat au Niger. La région du Sahel s’emballe actuellement avec le renversement du président Tanja, dont le pays est le troisième producteur d’uranium. De quoi aiguiser les appétits de certaines puissances, font la France. L’Algérie est, quant à elle, le pays qui suit ces enjeux avec inquiétude si un tel coup d’Etat remettait en cause les efforts de stabilité dans cette région problématique. Surtout que sa condamnation sans ambages du coup ne laisserait pas sans réaction la junte militaire aujourd’hui au pouvoir. Même si cette réaction est conforme à la résolution de l’UA, précisant précise que les Etats africains ne reconnaîtront plus les « changements anticonstitutionnels en Afrique » ou les coups d’Etat quels que soient l’art et la manière de les faire. Objet, déjà, de sanctions émanant de la Communauté économique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’UE, ce pays du Sahel risque gros et toutes les craintes sont nourries quant à un effet d’entraînement qui risquerait d’embraser toute la région.

Du côté algérien, il faut savoir que le Niger a bénéficié d’une aide économique assez importante et d’un soutien diplomatique marqué, depuis les années 2000, pour l’aider à régler ses conflits frontaliers. On pense notamment à la médiation de l’Algérie pour la sécurité des frontières entre le Niger et le Tchad et la gestion réussie du délicat dossier des Touareg nigériens pourchassés longtemps par l’armée. De plus, l’Algérie a inscrit des efforts diplomatiques dans le cadre « de la stabilité des populations du Sahel à travers un corridor de 1 700 km et de la sécurité de la région à travers la coordination militaire des 17 pays faisant partie de cette région », indiquait tout récemment le rapport de l’UA sur la sécurité et la paix. L’inquiétude algérienne demeure si le Niger persisterait dans la voie sanglante de la prise de pouvoir, en raison de la montée de l’insécurité aux frontières algéro-nigériennes, déjà fragilisées par l’existence d’une activité terroriste, du kidnapping, de la contrebande et du trafic d’armes.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant