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L’Algérie et le désarmement nucléaire

 
L’Algérie préconise la création d’un instrument international de suivi du processus de désarmement nucléaire dans le monde.
dimanche 18 avril 2010.

L'Algérie et le désarmement nucléaire. Forte d’une délégation rompue à ce genre de rendez-vous à la fois politique et technique, l’Algérie a marqué sa présence par une intervention remarquée. C’est M. Dani Bencheher, directeur général des affaires politiques et de la sécurité internationale auprès du ministère des Affaires étrangères, qui a prononcé une allocution axée sur le principe de l’action suivie. Ainsi, après avoir brièvement rappelé la première résolution de l’ONU au sujet du désarmement qui stipulait l’élimination des armes nucléaires et toutes les ADM, notre représentant a aussi souligné les obligations des Etats dans le cadre du TNP que l’Algérie a ratifié en 1995. Puis ce sont les accords entre Américains et Russes, dans le cadre du démantèlement dit Start I et Start II, signés ces derniers jours qui ont été évoqués pour illustrer ce qui peut se faire dans la pratique.

A ce propos, l’Algérie a fait remarquer qu’il manquait un instrument international de suivi pour ce désarmement qui doit se faire irréversible et vérifiable. Par ailleurs, notre pays note le paradoxe du développement de nouvelles armes nucléaires encore plus sophistiquées, alors que de nombreux pays (au moins neuf) n’ont toujours pas adhéré au traité portant sur l’arrêt complet des essais nucléaires, le traité dit CTBT ayant été boycotté notamment par les Etats-Unis. Un retard d’adhésion qui en retarde la ratification. Puis ce fut un flash-back sur les précédents rendez-vous pour le désarmement qui donna l’occasion à la délégation algérienne de rappeler la nécessité de revenir sur les 13 mesures arrêtées lors de cette conférence de l’année 2000 justement présidée par l’Algérie en veillant à leur actualisation et à leur enrichissement. Enfin, l’Algérie a aussi plaidé pour la coopération dans le nucléaire civil entre les Etats, en plus d’une exhortation à créer une zone dénucléarisée au Moyen-Orient, comme cela s’est fait en juillet 2009 en Afrique par le traité de Pelindaba.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant