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L’Algérie propose un observatoire de la Méditerranée

 
L’Algérie a proposé la création d’un observatoire de la Méditerranée à l’occasion d’une conférence ministérielle du dialogue 5+5 à Oran.
mardi 27 avril 2010.

L'Algérie propose un observatoire de la Méditerranée. En inaugurant, hier, la première conférence ministérielle du dialogue 5+5 sur l’environnement et les énergies renouvelables, au Sheraton d’Oran, en présence d’Elena Espinosa Mangana, ministre de l’Environnement et du Milieu rural et marin d’Espagne, et Jean-Louis Borloo, ministre d’Etat français, ministre de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, l’Algérie a proposé plusieurs pistes de coopération. Il s’agit essentiellement de la création d’un observatoire de la Méditerranée et du développement durable, l’élaboration et l’harmonisation des plans climat des différents pays et la mise en place d’un cadre de concertation et d’expression informelles entre les pays méditerranéens sur le climat. Cherif Rahmani, ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, est allé droit à l’essentiel en affirmant que « cette écorégion est identifiée par les experts comme l’une des régions du monde où le changement climatique est susceptible de marquer le plus l’environnement et les activités humaines. Jadis immensité, la mer Méditerranée, avec l’avènement des déplacements rapides et des technologies de l’information et de la communication, s’est rétrécie aux dimensions d’un lac menacé par la forte concentration des villes et des activités humaines le long du littoral, comme est menacée également sa biodiversité remarquable ».

Il a relevé une mutation importante qui expose cette région à des dangers certains à moyen terme. La première est celle de la population de 360 millions en 1985 et qui atteindra 524 millions en 2025. La seconde est celle de l’urbanisation accélérée qui conduira, si rien n’est fait, à une crise environnementale sans précédent. Des villes connaissent un étalement non maîtrisé et au détriment de terres agricoles périurbaines, aggravé par le phénomène d’habitat « spontané ». « Le scénario tendanciel de mal développement urbain met en lumière la nécessité de se concerter autour de véritable politiques de villes durables », dira le ministre qui propose « la mise en place d’une agence méditerranéenne des villes durables ». D’autre part, le développement du tourisme doit être repensé, car cette région (première destination mondiale) accueille actuellement 150 millions de touristes. Ce nombre passera à 500 millions et la pression anthropique se reportera plus grandement sur le littoral. Reporter une partie de l’urbanisation et du tourisme balnéaire sur les arrière-pays, opérer des coupures vertes, agricoles et boisées, pourraient être des solutions d’avenir. S’adressant aux ministres présents, M. Rahmani insiste pour dire qu’« il ne s’agit pas de fonder une nouvelle économie, mais d’établir une nouvelle rationalité dans la prise de décision ».

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après El watan