ACCUEIL     RENCONTRES     DONATION     FORUM

Manque de crèches publiques en Algérie

 
Le nombre de crèches publiques en Algérie demeure très insuffisant ce qui pénalise les mères travailleuses.
lundi 13 septembre 2010.

Manque de crèches publiques en Algérie. L’Algérie a adopté le projet d’une crèche publique gratuite et obligatoire. Aujourd’hui, l’investissement public de l’éducation de pré-scolaire n’est qu’à ses premiers pas, laissant ainsi les portes ouvertes aux créneaux privés dont les capacités d’accueil demeurent insuffisantes. La conciliation entre vie familiale et professionnelle est, pour plus d’une raison, un rude défi pour les mamans travailleuses. Surtout quand ces dernières ont un bébé ou un enfant à placer quelque part les jours de travail. C’est une responsabilité qui constitue l’un des plus grands casses-têtes pour les couples en Algérie. D’autant que le retard qui caractérise les structures éducatives publiques pour les petits enfants est flagrant si on le compare au nombre des crèches privées qui existent à l’échelle nationale. L’investissement considérable des femmes au marché du travail n’est pas appuyé par les crèches publiques dont l’expérience est encore modeste en matière des capacités d’accueil ainsi que du personnel qualifié pour l’enseignement préscolaire.

L’Algérie a adopté l’éducation préscolaire depuis quatre ans. Le projet de la généralisation de la scolarisation préparatoire n’est qu’a ses premiers pas en raison du déficit d’enseignants spécialisés et du nombre limité des places au niveau de ces infrastructures. Un déficit qui pèse lourd sur le quotidiens des femmes actives particulièrement et sur leurs conjoints de manière générale. A chaque rentrée sociale ou scolaire, les parents se posent la question de savoir « où inscrire mon enfant ? ». Les crèches privées sont une destination indiscutable pour les couples ayant les capacités financières. Ceux dont le budget ne le permet pas, trouvent d’autres alternatives comme laisser son enfant chez sa mère, belle-mère ou le confier à une nourrice du voisinage. Ce que les parents dépensent pour la prise en charge d’un enfant non scolarisé est beaucoup plus élevé que ce qu’ils dépensent pour leurs enfants scolarisés. Les garderies privées sont un mal nécessaire pour les mamans travailleuses. Le fait que la demande soit plus importante que l’offre dans le créneau des crèches publiques fait que les frais de prise en charge des petits enfants au niveau de ces structures soient toujours élevés. Dans ce contexte, les crèches publiques auraient pu constituer une solution pour les couples ayant plus d’un enfant en crèche et dont le budget ne peut permettre l’inscription d’un ou deux enfants dans le privé. Malheureusement, le projet d’une crèche publique tarde à se concrétiser sur le terrain.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jour d’Algérie