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L’Algérie dénonce le versement de rançons aux terroristes

 
L’Algérie estime que le versement de rançons aux terroristes permet à ces derniers de financer leurs activités terroristes.
mercredi 29 septembre 2010.

L'Algérie dénonce le versement de rançons aux terroristes. Dans sa quête de criminaliser explicitement le payement des rançons en contrepartie de la libération d’otages, l’Algérie peut se prévaloir d’un soutien de poids : la Grande-Bretagne, membre permanent, et très influent au demeurant, du Conseil de sécurité de l’ONU. En effet, le Royaume-Uni et par la voix de son ministre des Affaires étrangères William Hague, s’est élevé avant-hier à New York, contre le versement aux terroristes de rançons en échange de la libération d’otages, jugeant que cela ne faisait que financer le terrorisme. Le gouvernement britannique « pense que nous devons agir pour empêcher que les rançons d’enlèvements deviennent une source importante de financement terroriste », a déclaré le patron du Foreign Office, lors d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies consacrée au terrorisme.

Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a exprimé le même jour la position de l’Algérie, appelant à lutter contre ce phénomène. Dans un discours lu en son nom par le ministre des Affaires étrangères, Mourad Medelci, à New York, lors des travaux de la 65e session de l’Assemblée générale des Nations unies, le chef de l’Etat a souligné la nécessité du « traitement de la problématique de l’élargissement des terroristes en contrepartie de la libération d’otages, question qui doit être abordée avec détermination, fermeté et responsabilité ». L’Algérie, a-t-il dit, salue avec « satisfaction l’adoption par le Conseil de sécurité de la résolution 1904 portant sur l’incrimination juridique du versement de rançons aux groupes terroristes », partant du principe que « cette pratique, absolument condamnable, constitue une source importante de financement du terrorisme ». L’Algérie a lancé depuis quatre ans une initiative au niveau de l’Union africaine et du Conseil de sécurité de l’ONU, pour la criminalisation du payement des rançons aux terroristes. La requête de l’Algérie a été prise en considération par le Conseil de sécurité qui a adopté la résolution 1904, criminalisant juridiquement le versement de rançons. Toutefois, ce texte n’est pas contraignant. L’Algérie poursuit son initiative en appelant à une résolution « explicite, contraignante et effective » incriminant ce phénomène.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant