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L’insécurité inquiète à Tizi Ouzou

 
La wilaya de Tizi Ouzou en Kabylie enregistre une hausse inquiétante de la criminalité et de l’insécurité.
lundi 22 novembre 2010.

L'insécurité inquiète à Tizi Ouzou. Elle est loin l’époque où Tizi Ouzou était une région considérée à raison comme un havre de paix où il faisait bon vivre. Tizi, la petite Suisse, disait-on à l’époque. Hélas, la Kabylie est rattrapée par la violence, l’insécurité et différents maux sociaux qui lui sont étrangers il y’a seulement quelques années. Du coup, Tizi a perdu son statut de région paisible. La gangrène a alors conquit les espaces. Depuis l’avènement du terrorisme et du Printemps noir, la descente aux enfers est amorcée. La chute vers l’abîme est inévitable. Attentats, rapts, kidnappings et banditisme sont devenus monnaie courante. L’insécurité est partout omniprésente. La menace plane sur tous les cieux et vous guette dans tous les coins et recoins de la capitale du Djurdjura. Les vols, les faux barrages et les agressions sous leurs différentes facettes sont normalisés. Les plaintes des victimes sont restées lettres mortes et la plupart des coupables courent toujours dans la nature et redoublent de férocité.

Les attentats et les kidnappings sont alors la nouvelle trouvaille des malfrats de tout bord. En seulement quatre années, 61 kidnappings sont enregistrés en terre du Djurdjura. Le dernier en date a eu lieu du côté de Aghribs, il y’a quelques jours, renseigne sur l’acharnement des ravisseurs qui ont poussé le bouchon trop loin. En voulant résister à ses assaillants, S. Hand a eu droit à des balles assassines. La mobilisation citoyenne a certes permis la libération de certaines personnes enlevées, comme c’est le cas à Boghni, à Tigzirt et dans d’autres régions de la kabylie. Mais cela ne semble pas décourager la horde de coyotes qui ne reculent devant rien pour ramasser des fortunes. Les rançons exigées pour libérer leurs prisonniers se chiffrent à des millions de dinars. Le fruit étant mûr, il n’ y a qu’à tendre la main pour le cueillir. L’absence d’enquête et de poursuite sont pour beaucoup dans la multiplication des guets appens. L’impunité a laissé le champ libre devant eux. Ils agissent de nuits comme de jours, à visage couverts et découverts sans la moindre inquiétude. C’est à croire qu’en Kabylie les services de sécurité sont aux abonnés absents.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après La Dépêche de Kabylie