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Le chef de l’Africom en visite en Algérie

 
Le chef de l’Africom a affirmé lors de sa visite en Algérie que les Etats-Unis n’interviendront au Sahel sauf en cas de demande par un Etat souverain.
mardi 7 décembre 2010.

Le chef de l'Africom en visite en Algérie. Le commandant des Forces terrestres d’Africom a réitéré, hier en Algérie, la règle fondamentale selon laquelle l’armée des Etats-Unis ne procéderait à aucune intervention militaire sur le continent africain. Le général major David R. Hogg, qui est présent à Alger dans le cadre d’une visite de travail, a cependant laissé entendre que ce principe pourrait être mis de côté si des ressortissants américains font face à un danger réel. Dans quel cas extrême l’armée américaine interviendra-t-elle militairement au Sahel ? La question a été posée au commandant des Forces terrestres d’Africom, le général major David R. Hogg. L’officier supérieur américain s’est voulu catégorique. « Du point de vue de mon commandement, je peux vous dire qu’il ne peut y avoir d’intervention unilatérale. S’il y a intervention, il faut que la demande soit formulée par un Etat souverain. Mais il ne peut y avoir d’intervention dans le cadre unilatéral », a souligné, hier, le général major David R. Hogg, lors d’une conférence de presse animée au siège de l’ambassade des Etats-Unis à Alger.

Le cas de la Côte d’Ivoire, pays qui traverse actuellement une grave crise politique, a été cité en exemple. « Les opérations qui peuvent avoir lieu concerneraient l’évacuation des civils. La demande devra être formulée par l’ambassade des Etats-Unis à travers le département d’Etat. C’est une opération que nous pouvons réaliser dans d’autres pays et pas uniquement en Côte d’Ivoire. Nous pouvons également agir dans le cadre d’une mission de maintien de la paix. Cela devra se faire sous l’égide des Nations unies et de toutes parties prenantes. » Imaginons maintenant le scénario catastrophe suivant : des diplomates américains présents dans un pays du Sahel sont enlevés et séquestrés par un groupe terroriste. Quelle sera la réaction de l’Africom face à une situation pareille ? « Je dois avant vous dire que nous avons pour principe de ne faire aucune concession aux preneurs d’otages. Après cela, la décision (d’intervention militaire) devra être prise à un niveau élevé du gouvernement américain. En fait, je ne voudrais pas spéculer sur ce genre de situation si je n’ai pas de détails très précis car en matière de prise d’otages, les circonstances varient d’un cas à un autre. Je ne peux pas me prononcer sur des faits qui n’ont pas eu lieu. Je n’ai pas de détails pour vous donner de réponse bien précise », a-t-il souligné.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Soir d’Algérie