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Le remboursement des médicaments en Algérie est un parcours du combattant

 
Se faire rembourser ses médicaments par la sécurité sociale en Algérie s’apparente parfois à un parcours du combattant.
mercredi 15 décembre 2010.

Le remboursement des médicaments en Algérie est un parcours du combattant. Les démarches administratives relatives à un arrêt de travail ou à un remboursement de médicaments auprès des services de la Caisse nationale de la sécurité sociale en Algérie font subir des situations d’attente angoissantes qui poussent parfois les assurés à abandonner leurs droits sociaux. Chanceux celui qui achève la « paperasse » de sa maladie avec les contrôles de la sécurité sociale sans que ces derniers ne lui compliquent la tâche. Le processus de modernisation de la sécurité sociale ainsi que l’informatisation de son administration n’ont pas mis fin au calvaire que vivent les salariés pour se faire rembourser leurs droits d’un arrêt de travail, d’accident du travail ou de médicaments. « Ce qui serait beaucoup plus intéressant c’est d’informatiser le personnel lui-même, ce n’est pas le matériel qui fait la différence. A quoi bon avoir la technologie si nous n’avons pas les compétences à la mesure de sa maîtrise ». C’est avec ces propos qu’une vieille femme exprimait sa colère pendant qu’elle attendait son tour au sein d’une longue file au siège de la caisse de la sécurité sociale sise au sacré-cœur à Alger.

En effet, ce qui irrite les assurés c’est qu’ils sont renvoyés à maintes fois pour des raisons qu’ils ne comprennent pas toujours. Les tâches semblent moins compliquées pour le remboursement des médicaments. Ce qui n’est absolument pas le cas pour les arrêts de travail. Les assurés se trouvent en face d’entraves inexplicables. A titre d’exemple, les formulaires que remplissent les concernés sont à chaque fois refusés pour une raison ou une autre. Les problèmes proviennent souvent des dates de sortie et de reprise du travail. L’assuré se retrouve perdu face à ce dédale de dates. Une incompréhension qui prolonge longuement le délai de se faire rembourser auprès des services de la Caisse nationale de sécurité sociale. Ce qui est déplorant, c’est l’inexistence, sur le lieu du travail, d’agents administratifs qui se chargeraient des dossiers de remboursement. A cet effet, c’est le malade qui prend la responsabilité d’achever les démarches qu’il faut et être l’« agent » de liaison entre son administration et celle de la Cnas. Outre la bureaucratie des services de l’administration publique, les services de la sécurité sociale n’hésitent pas à provoquer la colère des citoyens.

Synthèse de Rayane, wwww.algerie-dz.com
D’après le Jour d’Algérie