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L’Algérie étudie un projet de loi sur l’égalité des sexes

 
L’Algérie pourrait prochainement adopter une loi visant à renforcer l’égalité des sexes et la présence des femmes dans la politique.
jeudi 16 décembre 2010.

L'Algérie étudie un projet de loi sur l'égalité des sexes. La Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des Droits de l’Homme (CNCPPDH) en Algérie a organisé une conférence à Alger, jeudi 9 décembre, sur les moyens de mettre en oeuvre une législation sur les droits civils et de renforcer le rôle des femmes en politique. Cent cinquante délégués, dont des Ministres, des représentants d’agences des Nations-Unies à Alger, des deux chambres du Parlement, des membres du corps diplomatique en poste à Alger, ainsi que des représentants de la police judiciaire et des forces de police nationale, ont participé à cette conférence, organisée à l’occasion du 62ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme. Les discussions ont porté sur "la non-discrimination dans les chartes et la législation internationale", et les participants ont appelé à l’action pour renforcer la représentativité des femmes dans les institutions politiques algériennes. L’un des projets de loi en cours d’étude ces deux dernières années demande que les femmes constituent au moins 30 pour cent des instances élues, selon Maya Sahli, une experte des Nations-Unies sur l’Afrique. Mme Sahli est également membre de la commission nationale chargée d’élaborer une législation pour appliquer l’Article 31 de la Constitution algérienne, qui garantit l’égalité entre hommes et femmes.

Il revient aux partis politiques d’appliquer les dispositions de ce projet de loi, qui est en cours d’examen par le Conseil constitutionnel. Selon Sahli, ce projet de loi prévoit la suspension des subventions publiques aux groupes politiques qui refusent de se conformer à ces nouvelles règles. De même, les nominations aux postes de responsabilité au sein de l’exécutif relèvent de la compétence du Président. Le niveau de représentation politique des femmes algériennes est trop bas, malgré "la grande volonté politique de la promouvoir", selon Farouk Ksentini, président de la CNCPPDH. Il défend également la notion de parité entre hommes et femmes dans les fonctions politiques. Sa commission est chargée de faire appliquer le mot d’ordre de l’ONU, "Non à la discrimination". Zerdani Belmihoub Meriem, membre de la commission juridique, recommande l’interdiction de toute forme de discrimination envers les femmes et le soutien à l’idée de la promotion de la parité entre les genres au sein de la représentation politique. L’Algérie a ratifié toutes les conventions internationales visant à promouvoir la participation des femmes. Belmihoub Meriem recommande également l’adoption d’un système de quotas lors des nominations dans le Gouvernement, les ambassades et à d’autres postes importants.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Magharebia