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La commission pour la lutte contre la corruption en Algérie installée

 
Les membres de la commission pour la prévention et la lutte contre la corruption en Algérie ont prété serment hier à Alger.
mercredi 5 janvier 2011.

La commission pour la lutte contre la corruption en Algérie installée. Les missions de la commission nationale de prévention et de lutte contre la corruption en Algérie sont effectives depuis ce mardi 4 janvier 2011. Le coup d’envoi a été donné hier, lors d’une cérémonie de prestation de serment de sa composante au siège de la cour d’Alger. C’est en présence du procureur général près la cour d’Alger et d’un grand nombre de magistrats que les sept membres de la commission nationale de prévention et de lutte contre la corruption ont prêté serment. Présidée par Brahim Bouzeboudjen, ladite commission, qui recèle en son sein des ex-magistrats et militaires en retraite, se veut une structure d’appui à l’appareil judiciaire. Dans son allocution, M. Bouzeboudjen a indiqué notamment qu’« un rapport annuel sera transmis au premier magistrat du pays et également rendu public ». La cérémonie en elle-même a duré à peine une quinzaine de minutes, mais il ressort de la déclaration du président de la commission que cette dernière ne doit, à aucun moment, influer sur le cours des événements judiciaires.

Pour rappel, cette commission de prévention et de lutte contre la corruption en Algérie a vu le jour au lendemain de la promulgation de la loi modifiée relative à la lutte contre la corruption. Cette modification, qui vise, en premier lieu, la reprise de certaines dispositions de la convention des Nations unies pour la prévention et la lutte contre la corruption, ratifiée par l’Algérie, axe sur l’amélioration du dispositif de lutte contre la corruption à travers, notamment, la création d’un office central de répression de la corruption, chargé des recherches et constatations des infractions de corruption, et l’élargissement de la compétence des officiers de police judiciaire qui en relèveront sur l’ensemble du territoire national. Dans son article 3, l’ordonnance stipule qu’il est institué un office central de répression de la corruption chargé d’effectuer des recherches et des enquêtes en matière d’infractions de corruption et que la composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement de cet office sont fixées par voie réglementaire. L’ordonnance prévoit également l’élargissement de la compétence des officiers de police judiciaire, qui sera étendue désormais à l’ensemble du territoire national.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Soir d’Algérie