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Les paramédicaux en grève illimitée depuis hier en Algérie

 
Les paramédicaux sont en grève depuis hier en Algérie pour faire pression sur le gouvernement sur la promulgation du statut particulier et la revalorisation des salaires.
mercredi 9 février 2011.

Les paramédicaux en grève illimitée depuis hier en Algérie. Les paramédicaux ont entamé leur grève « illimitée » pour faire aboutir leurs revendications. Les arrêts de travail de quelque 100 000 travailleurs que compte la corporation sont observés durant la matinée dans chaque service ou polyclinique. « Pourtant le minimum est toujours assuré, notamment dans les urgences et le service de cardiologie », affirme une infirmière gréviste. La mort dans l’âme, la jeune femme crie au manque de reconnaissance des pouvoirs publics à l’égard de ce métier « ingrat » où « le personnel ne jouit pas de la moindre considération ». « La déontologie ne nous permet pas un arrêt de travail complet car une grève dans un hôpital, ce n’est pas comme dans une usine où il suffit d’arrêter les machines », renchérit le secrétaire général du Syndicat algérien des paramédicaux (SAP), Kamel Toumi. « Nous ne voulons pas marchander avec la vie des malades, loin de là », a-t-il insisté, affirmant que les grèves sont leur ultime recours face aux conditions déplorables dans lesquelles ils exercent leur métier et les promesses non tenues du ministère de la Santé. « C’est carrément la hogra », s’est-il indigné.

Parents pauvres du secteur de la santé en Algérie, les paramédicaux, qui sont pourtant des bacheliers ayant suivi des études de sciences médicales, n’ont pas de plan de carrière. « Dans ce métier, nous n’avons aucune possibilité d’évoluer. On y entre petit et on en sort petit », a-t-il regretté. Le représentant des paramédicaux déplore par ailleurs les conditions difficiles dans lesquelles les infirmiers exercent. « Nous sommes exposés quotidiennement à des risques redoutables qui peuvent nous coûter la vie alors que nous n’avons aucune couverture concernant les risques et les maladies professionnelles », a-t-il dénoncé. Il a cité à titre d’exemple les manipulations fréquentes des produits toxiques, l’exposition aux rayons X et les risques induits par les maladies contagieuses, notamment en cas d’épidémie. Pour sa part, le ministère de la Santé considère que ces grèves sont totalement « injustifiées » et « illégales ». Dans un communiqué de presse publié hier, le ministère a argué que le nouveau projet de statut avec LMD (licence, master, doctorat) et la classification du statut des paramédicaux a été déposé à la Direction générale de la fonction public avant le premier appel à la grève du 2 févier.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant