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Des milliers de policiers pour empêcher des marches en Algérie

 
L’Etat continue de mobiliser des dizaines de milliers de policiers pour empêcher des marches pacifiques en Algérie notamment à Alger.
dimanche 27 février 2011.

Des milliers de policiers pour empêcher des marches en Algérie. La DGSN a mis en place un dispositif quasi-identique à celui du 12 et du 19 février pour empêcher, hier, la marche de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie en Algérie. Un dispositif totalement disproportionné au vu du nombre de manifestants qui ont répondu présents au troisième appel de la CNCD. La police a tout juste revu la disposition de ses effectifs pour cause de changement du point de départ de la marche. Contrairement aux manifestations précédentes, celle-ci a débuté place des Martyrs et aurait dû aboutir place du 1er- Mai. L’axe, d’une longueur de quatre kilomètres, était placé sous étroite surveillance policière. Mais le gros des troupes – en casques et boucliers — était visible dans le périmètre compris entre le square Port-Saïd et le complexe El Kettani. Au centre, la DGSN a pris une décision radicale en fermant hermétiquement la place des Martyrs. Interdiction formelle de traverser l’esplanade.

La marge de manœuvre des manifestants a donc été réduite au maximum. Ils n’ont pu dépasser le siège de la mairie de la Casbah. Les policiers ont réitéré la même stratégie que celle de la semaine dernière : séparation des manifestants en petits groupes épars et charges musclées. Une stratégie qui a fait ses preuves encore une fois puisque les marcheurs se sont retrouvés divisés en quelques minutes. L’entrée en action des pro-Bouteflika – ils ont bénéficié d’une protection particulière — et le maintien du trafic automobile ont fini par casser toute dynamique. A 11 heures, moment arrêté par la CNCD pour le début de la procession, les marcheurs étaient totalement éparpillés. Le groupe, composé de personnalités politiques et de journalistes, s’est retrouvé immobilisé sur les marches de l’escalier qui mènent vers l’avenue de l’ALN. Un autre groupe, plus important en nombre, a été repoussé sur la rampe menant vers l’ancienne station de taxis inter-wilayas. Notons que les policiers n’ont procédé, hier, à aucune interpellation. Mais ils semblent avoir reçu des instructions pour marquer de près les journalistes. Certains, à l’instar de Kamel Zaït, correspondant de France 24, en feront d’ailleurs les frais.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Soir d’Algérie