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De nouvelles marches pour le changement en Algérie

 
Plusieurs marches sont prévues à Alger au courant du mois de mars pour appeler au changement de régime et à la démoractie en Algérie.
mardi 1er mars 2011.

De nouvelles marches pour le changement en Algérie. Ali-Yahia Abdenour, président d’honneur de la LADDH et membre de la Coordination nationale pour le changement et la démocratie, aile des partis politiques, a indiqué lors d’une conférence de presse, tenue, hier- matin à la maison de la presse, Tahar Djaout, que « la CNCD a décidé de marcher le samedi 5 mars », et de souligner que, « trois marches sont au programme de la prochaine action ». Ainsi donc, comme annoncé par les membres de la CNCD, à l’issue de la réunion, tenue avant-hier, les trois marches s’ébranleront respectivement : Une du quartier de Aïn Benian vers la place des Martyrs. La seconde à partir de Hussein -Dey vers la place du 1er Mai, et enfin ,une autre marche est prévue à El Madania vers le boulevard des Martyrs, plus exactement au siège de la télévision et de la radio nationale. La répression et l’interdiction des deux premières marches de la CNCD sont, selon le conférencier, « un manière de maintenir l’état de siège en Algérie malgré la levée de ce dernier ».

Sur ce, explique-t-il, « nous n’avons pas besoin de dépôt de demande de marche puisqu’on n’ est plus sous état d’urgence ! ». A une question relative à la scission née au sein de la CNCD, Me. Ali-Yahia a souligné que « certains veulent composer avec le pouvoir », dans un sens, où, explique-t-il en substance, certains veulent s’inscrire dans une logique qui leur permet d’être repéré par le pouvoir pour en faire son vis-à-vis. « Il n’y a aucun Zaïm au sein de la CNCD », a-t-il tenu à indiquer. « Dans tout mouvement, il faut éviter l’exclusion », avertit l’avocat, et d’ajouter que « l’exclusion engendre la division et cette dernière engendre l’intolérance ». A propos des mouvements qui secouent la société algérienne, entre le soulèvement des étudiants, des médecins, des communaux…, Me. Ali-Yahia estime que « ces mouvements doivent se retrouver » pour constituer « un front commun contre le dénominateur commun de nos maux : le pouvoir ». et d’ajouter, qu’en 1988, les Algériens n’étaient pas dans la rue « pour demander de la semoule », mais, a-t-il dit « de la liberté, car le peuple en consomme aussi ».

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après la Dépêche de Kabylie