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Le FFS critique la classe dirigeante en Algérie

 
Karim Tabbou du FFS estime que la classe dirigeante est incompétente et n’est pas en mesure d’apporter les changements dont l’Algérie a besoin.
dimanche 8 mai 2011.

Le FFS critique la classe dirigeante en Algérie. « Bouteflika et les vrais décideurs n’ont aucune volonté pour opérer des changements politiques en Algérie. Pour preuve, aucun geste et aucun acte n’ont été pris pour que les Algériens puissent croire véritablement à cette volonté de changement. » Les propos tenus hier par le premier secrétaire national du FFS renseignent sur la position du parti au sujet des dernières annonces du premier magistrat du pays. Intervenant lors d’un meeting organisé hier au niveau de la bibliothèque communale d’El Harrach (Alger), en présence de nombreux militants et de représentants d’organisations de la société civile, le premier secrétaire national du FFS, Karim Tabbou, a réitéré la position de son parti sur les questions politiques de l’heure. Selon lui, « rien n’indique que le pouvoir veut engager des réformes politiques en Algérie, et ce, au vu de l’absence de gestes et d’actes concrets ».

C’est dans cette optique qu’il s’est interrogé sur les dessous de cette décision de réviser la Constitution, tout en rappelant à l’assistance que « chaque président a ramené sa Constitution », ou encore que cette dernière « a une durée de vie de deux années ». Pour Karim Tabbou, la nomination de Abdelkader Bensalah à la tête d’une commission devant engager des consultations avec les partis politiques, tel qu’annoncé par le chef de l’Etat, « est la preuve tangible de cette non-volonté du pouvoir de n’opérer aucun changement en Algérie ». Réaffirmant la position de son parti en tant que formation politique d’opposition, le premier secrétaire national du FFS dira que « nous sommes dans un pays où il y a eu l’organisation du plus grand nombre d’élections, mais sans qu’elles soient celles qui reflètent la véritable démocratie ». Pour l’intervenant, « le FFS n’a jamais changé de position ni de principe ». « Le pouvoir a choisi et dispose du pétrole et nous, nous avons le peuple. Et à partir d’El-Harrach, nous disons que le changement se fera tôt au tard, car nous sommes la jeunesse de ce pays. Nous sommes le parti porteur de l’espoir et du changement. »

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Soir d’Algérie