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La contrebande prospère à la frontière entre l’Algérie et le Maroc

 
La fermeture de la frontière entre l’Algérie et le Maroc a permis à la contrebande notamment de carburant de prospérer dans les villes frontalières marocaines.
lundi 26 août 2013.

La contrebande prospère à la frontière entre l'Algérie et le Maroc. Dans les villes qui longent la frontière fermée entre le Maroc et l’Algérie, le trafic de carburant, de marchandises et de personnes est souvent une affaire de famille. Mais en dépit de ses implications pour la sécurité des deux pays, le commerce illicite est un problème difficile à résoudre. "Lutter contre les trafics avec les moyens dont disposent chacun des pays, en l’absence d’une politique régionale commune, est devenu presque impossible", affirme Hassan Ammari, un militant d’Oujda. Un quart de l’essence algérienne finit entre les mains des contrebandiers pour être vendue de l’autre côté de la frontière. Les recettes qui en découlent servent à financer les réseaux de trafiquants de drogue et les terroristes, a expliqué le ministre algérien de l’Intérieur Daho Ould Kablia le mois dernier, en présentant son plan visant à ralentir cette hémorragie en rationalisant les fournitures.

Après avoir imposé des réductions de fourniture pour les conducteurs algériens et les chauffeurs professionnels, les autorités ont mis en place des mesures plus sévères pour lutter contre les trafics, en creusant des tranchées sur les principales routes utilisées par les trafiquants d’essence en partance pour le Maroc. Une initiative qui s’est avérée catastrophique pour la région frontalière du Maroc. Les prix des transports sont montés en flèche, et les villages marocains comptant sur un carburant algérien bon marché pour le fonctionnement de leurs générateurs et de leurs pompes à eau se sont retrouvés plongés dans l’obscurité. "L’interruption des trafics d’essence en provenance d’Algérie au Maroc a entraîné un grave mécontentement, des difficultés et des tensions sociales", explique Ammari. "Ici, tout le monde utilise de l’essence de contrebande, à l’exception de certains services du gouvernement. Cela a entraîné la faillite et la fermeture de la plupart des stations d’essence dans les villes de la région", ajoute ce militant. La contrebande est la principale source de revenu de certains villages frontaliers, a montré une étude récente de la Chambre de commerce d’Oujda. À Bani Drar, à environ 20 kilomètres d’Oujda, des camions venus de différentes villes du Maroc font la queue chaque jour pour acheter de l’essence algérienne à bas prix.

Synthèse de la rédaction, www.algerie-dz.com
D’après Magharebia