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L’Algérie intéresse les USA

 
Le président des USA, George W.Bush, a souhaité « développer des rapports de partenariat positifs avec l’Algérie. »
mardi 12 avril 2005.

L’Algérie s’apprête à entrer dans un important partenariat avec les Etats-Unis d’Amérique en matière de recherche scientifique et de médecine.

Cette nouvelle a été annoncée dimanche par le docteur Elias Adam Zerhouni, Rencontre Bouteflika-Bush, USA.directeur des instituts nationaux de la santé (National institutes of health) des Etats-Unis, et ce, lors d’un point de presse tenu au niveau de la section culturelle de l’ambassade des Etats-Unis à Alger. D’emblée, il a fait savoir que le président des USA, George W.Bush lui a demandé en personne de « développer des rapports de partenariat positifs avec l’Algérie et avec les pays disposant d’un potentiel de jeunesse ». C’est dans cette optique d’ailleurs que cet accord va être paraphé entre l’Algérie et les Etats-Unis d’Amérique. « Mon but est d’encourager le développement de la recherche au niveau de ces pays et l’échange d’expériences entre ces pays et les pays développés », a-t-il tenu à affirmer également.

Selon le conférencier, une telle convention permettra, à coup sûr, d’encourager et de faciliter les relations scientifiques et technologiques avec l’Algérie. D’ailleurs, a-t-il précisé, à la faveur de cet accord, l’Algérie s’inscrira dans l’agenda des 25 pays avec lesquels les Etats-Unis appliquent leur stratégie de collaboration. « Nous voulons créer un partenariat pour que la formation se fasse localement, mais aussi pour que tous les pays puissent contribuer à la recherche », ajoute le Dr.Zerhouni.

Pour le cas Algérie, l’orateur estime, sans ambages, que l’Algérie est dotée de potentialités humaines énormes. Et, « c’est à ces capacités de s’affirmer et de se déterminer », a-t-il reconnu. Il a ensuite enchaîné pour dire qu’avec la mise en place d’un environnement scientifique favorable et l’élaboration d’une politique d’ouverture et de partenariat, « il sera enfin possible de réduire la fuite des cerveaux », dira aussi le docteur Zerhouni.

Interrogé par l’Expression sur la politique algérienne actuelle en matière de santé publique, le conférencier, sur un ton confiant, dira que notre pays dispose d’énormes potentialités pour faire sa transition et développer sa stratégie et sa politique de santé. « J’ai constaté une réelle volonté allant dans le sens de faire la transition et il y a un important effort qui se fait actuellement pour trouver la meilleure formule ». Cependant, a-t-il noté, « il faut trouver différentes stratégies et il faut aussi avoir une vision claire pour mettre en oeuvre cette stratégie nouvelle ». A la question portant sur le coût de la santé, le directeur des instituts nationaux de la santé aux Etats-Unis a affirmé que les coûts de prise en charge sont colossaux en raison de la prolongation de la durée de vie. Sur sa lancée, M.Zerhouni a déclaré aussi que le financement de la santé est un problème mondial. Il a appelé de même à mettre en place une stratégie fondée sur une analyse socio-économique et avoir une politique de santé publique.

Concernant les derniers progrès réalisés en médecine, l’invité de l’ambassade des USA a laissé entendre qu’en 1999, « alors qu’on était à la fin du décodage du gène humain, on a pensé trouver 140.000 gènes, or, en 2003 lorsque le décodage a été achevé, il n’y avait pas plus de 25.000 gènes ». En matière de recherche sur le virus du VIH, l’orateur a fait savoir que des progrès énormes ont eu lieu dans la chimiothérapie du Sida. D’ailleurs, a-t-il expliqué, les spécialistes ont constaté une diminution remarquable de la mortalité. Mieux, le docteur Elias Zerhouni a annoncé à ce propos que 6 vaccins ont été développés et vont être testés en 2006.

Par Ali TITOUCHE, lexpressiondz.com