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Les Américains forment les parlementaires algériens

 
Un atelier régional est organisé depuis hier à Alger. L’enjeu : aboutir à une meilleure assistance de l’action parlementaire dans les pays en voie de démocratisation. Le département d’Etat américain s’implique dans la formation des personnels parlementaires algériens.
dimanche 24 avril 2005.

Hier, un premier atelier d’initiation aux techniques de gestion a débuté à Alger dans le cadre de l’initiative du partenariat dit du Mepi et avec la participation de trois autres pays de la région : Liban, Maroc et Tunisie. Cette initiative, inscrite dans le cadre du programme du Grand Moyen-Orient, a pour objectif d’initier les personnels parlementaires de ces pays aux techniques de gestion moderne et aux moyens leur permettant de mieux assister l’action parlementaire, destinée à prendre une part plus importante dans les jeux politiques nationaux et internationaux. Mais également à se « frotter » à l’expérience américaine dans le domaine ainsi qu’à comparer leurs propres expériences bien qu’appartenant à des modèles politiques et parlementaires quelque peu différents.

L’atelier poursuivra ses travaux jusqu’à vendredi prochain sous la houlette de la conférence nationale des législatures des Etats fédéraux américains, connue également sous l’acronyme NCSL, et sous le parrainage de l’APN et du Parlement algérien plus généralement. Les thèmes qui seront abordés concerneront aussi bien le droit, les législatures de chaque pays participant, que les sciences administratives ou la didactique des langues étrangères : un volet de plus en plus important compte tenu de l’importance grandissante de la fonction parlementaire dans le monde. Selon Jeremy Meadows, représentant de la National Conference of State Legislatures (NCSL), l’atelier en question est significatif de la volonté américaine à assister des pays connaissant des systèmes politiques en transition et ayant choisi le modèle démocratique comme cadre de gestion des affaires de l’Etat. Il n’est pas dupe concernant la spécificité de certains pays de la région, mais il considère « qu’il faut bien commencer par quelque chose », notamment par l’assistance aux personnels parlementaires.

Son idée est que les pays les plus avancés peuvent inspirer les plus crispés encore ou ayant des difficultés à assumer des modèles parlementaires ouverts sur la démocratie et l’alternance. Techniquement, il s’agit selon M. Meadows de passer en revue et d’analyser les systèmes de législation y existant en vue de les doter de l’assistance technique nécessaire. Avec, au milieu, le modèle américain et les particularités qu’il présente. Le programme est financé entièrement par le département d’Etat et doit être élargi en juin prochain à des parlementaires. L’enjeu, là aussi, est le même et consiste, selon le point de vue américain, à encourager le principe de la démocratie et de la bonne gouvernance dans des pays où les systèmes politiques sont caractérisés par plus d’ouverture et de disponibilité à l’égard de la démocratie.

Pour M. Amar Saïdani, qui a présidé hier la cérémonie d’ouverture en compagnie de l’ambassadeur US basé à Alger, M. Erdman, l’atelier régional répond à l’impératif de « modernisation » et d’amélioration du fonctionnement de l’Assemblée parlementaire selon les exigences de la bonne gouvernance (...) ». « La crédibilité de nos espaces démocratiques en dépend », souligne-t-il à ce propos. Selon lui, l’atelier initié par la NCSL est un modèle de « coopération algéro-américaine » et un exemple qu’il faut élargir à d’autres domaines.

Par Kader Hannachi, quotidien-oran.com