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Le piratage prend de l’ampleur en Algérie

 
La formation, le recyclage et la mise à niveau de tous les personnels de la justice en Algérie sont une condition sine qua non pour préparer les magistrats algériens à s’adapter aux nouvelles donnes.
mercredi 27 avril 2005.

Dans le cadre de la réforme de la justice axée sur la valorisation des ressources humaines, une journée d’information a été organisée hier à la résidence des magistrats en Richard Erdman s'exprime sur le piratage en Algérie.présence des experts américains qui ont présenté des conférences autour du thème de la propriété intellectuelle, dont la journée mondiale est célébrée le 26 avril de chaque année. La formation, le recyclage et la mise à niveau de tous les personnels de la justice sont une condition sine qua non pour préparer les magistrats algériens à s’adapter aux nouvelles donnes qu’entrainera l’adhésion de l’Algérie à l’OMC, notamment en matière de règlement des contentieux liés aux affaires commerciales. Car si actuellement la justice algérienne n’intervient que rarement dans ce genre d’affaires, le problème se posera avec acuité à l’ouverture de notre économie sur le marché mondial, et nos magistrats auront du pain sur la planche. C’est pourquoi le ministère de la Justice qui a déjà mis en place l’ossature juridique se penche sur la formation de ces cadres dans le sillage d’une démarche offensive afin que l’Algérie ne subisse pas les conséquences de ce phénomène mondial.

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique en Algérie, Richard Erdman, présent à l’ouverture de ce séminaire, saluera la volonté de l’Algérie de "moderniser sa justice, ce qui joue un rôle central dans la démocratie et la bonne gouvernance de tout pays", et affirmera que "les responsables américains sont décidés à apporter leur assistance à l’Algérie dans la voie qu’elle a choisie pour lutter contre le piratage".

Cela se réalisera dans le cadre d’un programme élaboré pour l’année 2005 à travers le MIPI (Initiative de partenariat pour le Moyen-Orient) comprenant une série de communications autour du droit commercial et de la propriété intellectuelle qui seront préparées en étroite collaboration avec le ministère de la Justice et les juges algériens.

Il ajoutera que lors de cette rencontre, des questions contemporaines liées au piratage et à la contrefaçon seront posées et les effets négatifs qu’aura la contrefaçon sur l’économie et la fuite des investisseurs étrangers qui posent comme première condition la protection de leur propriété intellectuelle seront développés.M. Erdman invitera l’Algérie qu’elle qualifiera de pays "très avancé dans la législation sur la protection de la propriété intellectuelle" à reconnaître ce phénomène, à combattre et surtout à "mettre en application les lois relatives à la lutte contre le piratage".

Michael Adlin, expert américain à l’USPTO, division internationale de l’INAPI, a attiré l’attention sur les répercussions désastreuses que pourrait avoir la contrefaçon sur non seulement l’économie, mais aussi et surtout sur la santé publique et la sécurité du consommateur.

L’exemple des médicaments et des freins d’automobile contrefaits est édifiant en la matière. Concernant ce problème en Algérie classée en 7e position en matière de contrefaçon avec quelque 180 000 produits piratés saisis l’année dernière contre seulement 69 000 en 2003, M Adlin dira que dans les échanges entre l’Algérie et les Etats-Unis, des millions de dollars sont perdus annuellement par le piratage, tout en précisant qu’aussi bien le pays inventeur que le pays où se déroule la contrefaçon sont pénalisés et qu’au moins deux multinationales se sont manifestement plaints des méfaits de la contrefaçon sur leur commerce.

Par H. Hayet, depechedekabylie.com