Série d’attentats en IrakPlusieurs attentats meurtriers ont été signalés ce mercredi en Irak, faisant plus d’une cinquantaine de morts dans plusieurs villes irakiennes : Takrit, la ville natale de Saddam ; Kirkouk et Bagdad.
mercredi 11 mai 2005.
Les agences de presse, citant la police irakienne, divergent également sur le bilan : 28 ou 31 morts et une soixantaine de blessés. La ville a été ensuite pratiquement bouclée par les forces de sécurité et un couvre-feu de jour a été imposé dans la cité, chef-lieu de la province à majorité sunnite de Salaheddine. A Haouidja, localité située au sud-ouest de la ville pétrolière de Kirkouk, un homme bardé d’explosifs a pénétré dans un centre de recrutement de l’armée où il a activé sa charge, faisant au moins 20 morts (selon l’AFP, 25 selon Reuters) et une trentaine de blessés. A Bagdad même, trois personnes sont mortes et 16 autres ont été blessées mercredi matin dans l’explosion de deux voitures piégées et d’une bombe artisanale. Dans le quartier de Dora (sud), une voiture a explosé contre un poste de police, faisant trois morts et huit blessés, selon une source du ministère de l’Intérieur. A Bagdad al-Jadida (ouest), deux personnes ont été blessées dans l’explosion d’une seconde voiture piégée. En outre, six personnes ont été blessées, dont trois grièvement, par l’explosion d’un engin explosif à Jamia, un quartier de l’ouest de Bagdad. Au moins une quinzaine de personnes avaient été tuées lundi dans les violences en Irak, dont 7 dans un double attentat suicide à Bagdad. Enfin, à Najaf, la police a indiqué qu’elle avait neutralisé lundi une bombe artisanale placée à 200 mètres de la résidence et du bureau du grand ayatollah Ali Sistani, le plus prestigieux des chefs religieux chiites en Irak. Ces attentats interviennent alors qu’environ mille soldats américains poursuivent une opération dans une région proche de la frontière avec la Syrie, la province sunnite d’Al-Anbar, qui a fait selon l’armée américaine jusqu’à 100 morts parmi les rebelles. Lundi, le groupe de l’extrémiste jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui avait démenti, dans un communiqué publié sur Internet, un premier bilan de 75 tués donné par l’armée américaine. Le bilan est également lourd dans les rangs américains qui ont annoncé la mort de 15 soldats lors des trois derniers jours. Source : Libération.fr |
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