Etude contestée sur l’homosexualitéUne nouvelle étude menée par Ivanka Savic, de l’Institut Karolinska, à Stockholm, sur la relation entre l’homosexualité et la biologie, vient d’être rendue publique par l’Académie des sciences américaine. Selon cette dernière, le cerveau des homosexuels se comporterait de la même manière que celui des femmes.
mercredi 11 mai 2005.
Lors d’une précédente étude, les auteurs suédois avaient démontré que dans le cerveau masculin la région de l’hypothalamus s’activait en présence d’un stéroïde trouvé dans les urines féminines, de la même composition que les oestrogènes (EST). Par ailleurs ces scientifiques avaient vu que dans le cerveau féminin cette même zone de l’hypothalamus s’activait en présence d’androgènes, les hormones masculines (AND). Mais que l’inverse n’était pas possible. Dans la présente étude, pour savoir si l’activation induite par EST et AND correspondait à une orientation sexuelle plutôt qu’à un genre biologique (masculin ou féminin), les chercheurs ont comparé l’activité du cerveau d’hommes homosexuels avec celui d’hommes et de femmes hétérosexuels. A ces fins, ils ont fait sentir hormones féminines et masculines ainsi que des odeurs ordinaires telles que la lavande à chaque groupe de douze sujets. Ces essais leur ont permis d’observer que les hormones mâles activaient l’hypothalamus chez les hommes homos et chez les femmes hétéros, mais pas chez les hommes hétéros. A l’inverse, les hormones féminines activaient l’hypothalamus chez les seuls hommes hétéros. Alors que les trois groupes répondaient aux odeurs ordinaires de la même manière. Pour autant, met en garde Pierre Bustany, « établir la responsabilité des comportements homosexuels est lourde de conséquences ». Pour lui, cette découverte ne prouve pas que l’on « naît homo », comme des scientifiques et des mouvements homosexuels cherchent à le démontrer depuis des années aux États-Unis. La neurologie a mis en évidence ces dernières années le fait que le cerveau « bouge » en permanence. C’est sans doute le comportement qui le modèle et qui permet un autodéveloppement. « Depuis une vingtaine d’années, nous savions cependant que le cerveau masculin était différent du féminin, rappelle encore Pierre Bustany. Et que différentes zones s’activent en fonction de ce que l’on sent. » Par Isabelle Brisson, lefigaro.fr (1) Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences, PNAS, 9 mai 2005. |
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