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"9000 femmes battues en 2004" en Algerie

 
Plusieurs lacunes et insuffisances sont à signaler, notamment en ce qui concerne la condition féminine qu’elle considère au-delà des espérances et des sacrifices de la femme algérienne qui a toujours marqué par sa présence tous les combats auxquels a pris part l’Algérie.
dimanche 15 mai 2005.

La femme continue de souffir du machisme primaire en Algérie.Invitée hier au Forum de l’ENTV, la ministre chargée de la Famille et de la Condition féminine, Mme Nouara Djaâfar, a expliqué que la question de la famille est très complexe, et que son département ne pourra pas à lui seul prendre en charge tous les volets y inhérents, raison pour laquelle il travaille en étroite collaboration avec les autres secteurs concernés. A cette occasion, elle a réitéré la volonté du gouvernement de prendre en charge les besoins sociaux dans tous les programmes et politiques et économiques du pays. Elle dira que des études initiées autour de la famille et de la femme algériennes ont fait apparaître des indicateurs positifs qui reflètent le rôle et la contribution de la femme dans la sphère économique et sociale avec 30% de femmes activant dans le secteur de la justice, 56% de filles dans le palier secondaire et 53%dans les universités. Toutefois, Mme la ministre a signalé que plusieurs lacunes et insuffisances sont à signaler, notamment en ce qui concerne la condition féminine qu’elle considère au delà des espérances et des sacrifices de la femme algérienne qui a toujours marqué par sa présence tous les combats auxquels a pris part l’Algérie.

Elle a par ailleurs déploré qu’en dépit des lois et de l’arsenal juridique qui protège la femme et les enfants mineurs, les comportements et les pratiques quotidiennes ne suivent pas. Quand on sait que sur les 9 000 femmes battues en 2004, 70% l’ont été dans leur propre famille, par leur époux, frères ou parents. C’est pourquoi le président Bouteflika a toujours insisté dans tous ses discours sur la nécessité de commencer l’éducation et la sensibilisation autour des fléaux sociaux au niveau de la cellule familiale. Abordant le volet de l’enfance abandonnée et de la délinquance juvénile, qui a pris ces derniers temps des proportions alarmantes, Mme Djaâfar a affirmé que les lois qui protègent l’enfant des dangers physiques et moraux existent dans la législation algérienne, mais que les articles sont éparpillés dans plusieurs registres. Ce à quoi le ministère de la Justice, en collaboration avec celui de la famille, va remédier à travers la constitution d’une loi-cadre qui réunira tous les textes de loi relatifs à la protection de l’enfance. Cette loi est en préparation depuis un peu plus d’un mois, et elle aura pour mission la consécration et la coordination de toute l’activité gouvernementale dans ce domaine.

Questionnée sur les efforts des pouvoirs publics en matière de l’épanouissement de la femme rurale, la ministre a répliqué qu’en collaboration avec le ministère délégué chargé du développement rural, les zones rurales ont bénéficié de 13 000 projets, et que la femme rurale a ressuscité plusieurs métiers, notamment à travers la formule de micro- crédits alloués à ces femmes et qui varie entre 50 000 et 400 000 DA, tout en ajoutant que la femme fait de plus en plus ses preuves dans le tissu économique national en se référant aux derniers chiffres avancés par l’ANSEJ et qui font état de 8 000 petites entreprises gérées par des femmes.

Par H. Hayet, depechedekabylie.com