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Le spectre du terrorisme renaît en Kabylie

Après l’attaque terroriste contre la BDL de Azazga
 
Défait “verbalement”, les terroristes islamistes armés affiliés au GSPC de Hassan Hattab continuent de frapper.
jeudi 25 mars 2004.

L’attentat qui a coûté la vie à un jeune policier, avant- hier, à Azazga, lors du hold-up spectaculaire qui a visé en plein jour l’agence locale BDL, vient à point nommé démentir les déclarations officielles des vantards de la paix retrouvée.

Même si la situation sécuritaire s’est sensiblement améliorée, il n’en demeure pas moins que la bataille contre les “égarés” est loin d’être gagnée. Une simple lecture des attaques terroristes enregistrées sur tout le territoire national ces quatres derniers mois le confirme amplement. Depuis le début de l’année, la région a connu un nombre important d’attentats, de faux barrages et d’incursions. le 9 février, un double attentat à la bombe a été perpétré près du village de Mazer, situé sur la RN24 reliant Tigzirt à Dellys, au passage d’une patrouille de l’ANP. Deux bombes actionnées à distance ont fait deux morts, un militaire, un garde communal et sept blessés. Une semaine auparavant, deux militaires et un garde communal ont péri dans un faux barrage dressé à proximité du même village.

Début février toujours, deux bombes explosent à Boghni. Bilan : cinq policiers tués. le même jour, un groupe terroriste armé de kalachnikovs a dressé un faux barrage près de Oued-Aïssi. Les assaillants ont procédé à un racket systématique de tous les automobilistes, mais surtout des commerçants qui se rendaient au marché hebdomadaire. De grosses sommes d’argent ont été extorquées sous la menace des armes. Le 14 février, une attaque sanglante du GSPC a ciblé une patrouille de la gendarmerie sur la RN 24 (Béjaïa). Les terroristes qui ont utilisé des fusils mitrailleurs (FM) ont tué 7 gendarmes et blessé 4 autres.

Après avoir délesté les victimes de leurs armes, les assaillants se sont évaporés dans la nature laissant derrière eux des corps mutilés gisant dans une mare de sang. Le 7 mars, deux militaires ont été tués et quatre autres blessés dans l’explosion d’une bombe à Tadmaït au passage d’une patrouille pédestre de l’armée. Cette nouvelle tension renseigne sur le regain de l’activité subversive en Kabylie.

Source : Liberté