L’Algérie souffre d’une corruption endémiqueL’OCDE, l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques, pointe l’ampleur de la corruption en Algérie et se félicite des efforts du gouvernement algérien pour atteindre la stabilité économique, créatrice de richesses et d’emplois.
mercredi 18 mai 2005.
Comme en témoignent un secteur industriel manufacturier en perte de vitesse et des pans entiers de l’économie algérienne encore sous le contrôle d’entreprises publiques aux résultats peu convaincants, malgré les soutiens financiers qui leur sont accordés. L’industrie algérienne, relève le document de l’OCDE, est handicapée par un grand nombre d’entreprises publiques souvent inefficaces et peu rentables, dont la masse salariale dépasse le chiffre d’affaires. “L’industrie manufacturière a baissé de 50% en quinze ans, entraînant une désindustrialisation relative du pays”, lit-on dans le document. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) affirme que “la stabilité du cadre macroéconomique, qui reste trop sensible à la volatilité des prix des hydrocarbures, est d’autant plus appréciable qu’elle a été préservée dans un contexte de relance par la demande à travers la mise en œuvre du PSRE, basé sur une augmentation substantielle de l’investissement public”. Finalement, souligne le rapport, la capacité des pouvoirs publics à intensifier le rythme des réformes structurelles, à opérer le rééquilibrage requis entre le secteur public et le secteur privé et à améliorer la flexibilité et la compétitivité du système productif déterminera la capacité de l’économie algérienne à profiter de son ouverture prononcée et à amener le niveau de vie de la population à un niveau auquel elle peut prétendre avec des taux d’investissement avoisinant les 30%. Dans le contexte d’un taux de chômage élevé, la diversification de l’économie algérienne est devenue une nécessité absolue, précise l’OCDE. Les faillites des banques ont engendré la perte de confiance des investisseurs
L’objectif de la réforme consiste à dépasser le fossé qui s’est creusé entre les banques publiques et privées. Alors que les établissements publics sont grevés par un lourd héritage de créances douteuses et peu habitués à un environnement concurrentiel, les banques commerciales, elles, cherchent la rentabilité immédiate, avec des conséquences néfastes sur la solidité du système. Recapitalisées, les banques publi-ques ont vu leurs portefeuilles assainis, mais elles représentent encore environ 92,7% du total des actifs bancaires. De plus, les critères d’éligibilité des investisseurs en vue d’un financement bancaire sont devenus beaucoup trop stricts. Les faillites ont eu des répercussions négatives sur les autres banques et sur l’ensemble du secteur financier, essentiellement par la perte de confiance des épargnants et des investisseurs. Medgaz devrait fournir à l’Algérie environ 500 millions de dollars par an
Sonatrach, souligne le rapport, a investi 3,9 milliards de dollars en 2004 et envisage d’ investir 5,1 milliards de dollars en 2005 pour le développement de gisements gaziers, le forage de 65 puits et l’exploration en Afrique et en Amérique latine. En juillet 2005, Sonatrach devrait lancer le gazoduc transméditerranéen Medgaz, long de 747 kilomètres, entre l’Algérie et l’Espagne. Son débit potentiel, de 8 à 10 milliards de m3 par an, devrait fournir à l’Algérie environ 500 millions de dollars par an à partir de 2007. Par Meziane Rabhi, liberte-algerie.com |
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