Alger : 65% des plages polluéesLa pollution qui affecte les plages d’Alger est générée par les rejets industriels et domestiques qui ne sont pas traités suite à l’arrêt de la plupart des stations d’épuration.
lundi 23 mai 2005.
Par ailleurs, le département de la Santé est chargé du contrôle de la qualité des eaux de baignade. Un logiciel développé par le ministère permet, en effet, de connaître à tout moment la qualité des eaux de baignade de toutes les plages du pays. Le sous-directeur de la prévention insiste sur le non-respect des panneaux par “les citoyens qui continuent à fréquenter des plages pourtant interdites la baignade”. Il rappellera que les plages situées dans les grandes villes et près des grands complexes industriels sont les plus polluées. “Les plages de Jijel, d’El-Tarf, de Béjaïa, d’Aïn Témouchent, de Tlemcen et de Ténès sont les plages les plus propres. Par ailleurs, 65% des plages de la wilaya d’Alger sont polluées”, tient-il à préciser. La pollution est induite par les rejets industriels et domestiques d’autant que la plupart des stations d’épuration sont à l’arrêt. Revenant sur la typhoïde, le Dr Ouahdi déclare : “Nous sommes parvenus à un taux d’incidence de 3,22 cas pour 100 000 habitants en 2004. Ce taux était de 17,62 cas toujours pour 100 000 habitants en 1999.” Le taux de mortalité pour cause de typhoïde se situe respectivement à 0,40% et 0,23% des personnes atteintes durant les années 2003 et 2004. Ce taux est considéré conforme aux normes internationales admises de l’ordre de 3%. Les principales causes des épidémies sont la contamination des puits, les branchements anarchiques sur le réseau d’AEP, la consommation des eaux de citernes non traitées, la contamination des sources par le rejet des eaux usées et l’infiltration des eaux usées dans les canalisations d’eau potable. Les responsables de la santé insistent sur l’urgence de prendre en charge les réseaux d’eau potable et des eaux usées. Ils rappellent les mesures de prévention consistant à chauffer l’eau ou à la chlorer avant de la boire. Quant aux intoxications collectives, les mêmes responsables invitent la population à plus de vigilance, surtout en période estivale. Par SaÏd Ibrahim, liberte-algerie.com |
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