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La FIDH s’exprime sur l’Algérie

 
La FIDH a dévoilé ses recommandations pour l’Algérie suite à la visite de sa délégation à Alger. Cette dernière estime que le pouvoir algérien devrait lever l’état d’urgence en vigueur dans notre pays depuis treize ans.
mardi 12 juillet 2005.

La FIDH estime que l'Algérie devrait juger les coupables de massacres contre les algériens.La délégation de la Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme a quitté l’Algérie dimanche soir après une visite qui aura duré six jours, une période pendant laquelle les membres de la délégation se sont entretenus avec plusieurs personnalités et associations. Elle recommande notamment la levée dans les meilleurs délais de l’état d’urgence en vigueur en Algérie depuis treize ans. Aussi, devant le flou dans lequel baigne la reconciliation nationale que propose le président Bouteflika, l’ONG se dit inquiète quant à son objectif caché et inavoué.

La délégation de la FIDH a relevé les difficultés que rencontrent les journalistes de la presse algérienne dans l’exercice de leur métier. Elle déplore le chantage policier et la partialité de l’appareil judiciaire vis-à-vis des journalistes, dont la liberté d’expression est de plus en plus menacée et réduite.

Ali Yahia Abdenour, le président de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme (LADDH), a quant à lui émis des doutes sur la reconciliation nationale dès lors que comme l’affirme la FIDH, "le respect et la protection des droits fondamentaux des personnes ne peuvent faire l’objet d’un vote à la majorité".

© Billal, algerie-dz.com