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Djaballah à Béjaïa

“Tamazight oui, mais en arabes”
 
Le leader du MRN, Abdallah Djaballah, a animé hier, au Théâtre régional de Béjaïa, un meeting populaire devant une assistance dépêchée, pour l’écrasante majorité en la circonstance, de l’extérieur de la région
lundi 29 mars 2004.

Avec plus d’une heure de retard, l’assistance a eu droit à un discours dans un arabe châtié émaillé de versets coraniques. “On ne peut prétendre connaître l’histoire du pays sans la maîtrise de celle de Béjaïa, ville des sciences et des civilisations”, déclare, en substance, M. Djaballah de prime abord après s’être fait excuser auprès de son assistance pour son retard dû au motif de sa halte imprévue dans la ville de Kherrata. Après avoir fait l’éloge de la région pour son apport dans le rayonnement de l’islam en Europe, en citant à titre d’exemple Tarek Ibn Ziyad, l’orateur a exhorté son assistance à sauvegarder son islamité et l’unité nationale et à être fière de son passé historique.

Pour la première fois qu’il a foulé le sol de Béjaïa, M. Djaballah s’est déclaré venu pour transmettre à la population de la région et expliquer le contenu de ses trois lettres de son programme électoral qui est axé sur “la marginalisation des cadres, la hogra et l’exclusion de la jeunesse”. “Si je suis élu, je mettrai fin à la politique de l’injustice et de l’exclusion”, a-t-il martelé. “Ce n’est pas le candidat, poursuit-il, qui est à l’origine de cette crise qui mettra fin à cette politique d’exclusion”. Allusion faite ici au Président-candidat Bouteflika sur lequel d’ailleurs l’intervenant n’a pas manqué de tirer à boulets rouges, notamment sur l’axe principal de son programme de campagne électorale, à savoir la réconciliation nationale.

“Le mérite sur la politique de réconciliation nationale revient à l’institution militaire”, soutient-il en substance.

Abordant la question de tamazight, la position du chef du MRN n’a pas évolué d’un iota. Il continue toujours à exiger sa transcription en caractères arabes. “Nous n’avons pas de problème de langue dans notre structure politique à ce sujet” soutient-il au sujet de cette question et sans plus.

L.O., Liberté