Une nanobombe contre le cancerLa nanobombe contre le cancer est sans conteste une avancée scientifique importante. Elle est constituée d’un ensemble de nanoparticules à base d’agent chimiothérapique.
samedi 30 juillet 2005.
L’engin, baptisé « nanocellules », a été testé avec succès sur des souris atteintes de mélanome et, avec de moindres performances, sur une forme de tumeur du poumon. Plus petites qu’un globule rouge, ces petites bombes sont formées d’une enveloppe graisseuse dans laquelle un médicament anti-angiogénèse a été dissous. Cette enveloppe recouvre un ballon solide (un polymère biodégradable) contenant la chimiothérapie (une molécule classique : la doxorubicine) sous forme de nanoparticules. Un combat microscopique Au moment où la nanobombe parvient à l’intérieur de la tumeur, son enveloppe extérieure se désintègre et libère le traitement qui arrète l’angiogénèse (la formation de vaisseaux destinés à nourrir la tumeur). Ensuite, les vaisseaux qui nourrissent la tumeur s’effondrent et piégent les nanoparticules au sein de la tumeur. Ces particules relâchent la chimiothérapie qui tue les cellules cancéreuses. Prometteur, mais pas accessible Ce nouveau traitement séquentiel (chaque médicament en son temps) a permis de doubler la survie des souris (de 30 à 60 jours). Cependant, il est improbable d’assister à une transposition rapide de ces résultats en thérapie humaine. De nombreux autres tests sont encore nécessaires. Par Radio Canada |
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