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“Nous irons tous voter le 8 avril”

 
“Pour une Algérie d’espérance, pour une Kabylie apaisée, fière et belle, nous irons tous voter le 8 avril”. Cette phrase par laquelle le Dr Saïd Sadi a défendu, jeudi dernier, à Béjaïa, l’option du vote le 8 avril prochain, l’association des victimes des évènements du printemps noir l’a faite sienne.
jeudi 1er avril 2004.

Dans un communiqué rendu public, hier, cette association, tout en reproduisant exactement cette phrase du candidat du RCD pour la présidentielle, se démarque publiquement de “la démarche et buts poursuivis par les délégués dialoguistes” qui, eux, prônent le rejet du scrutin.

“Nous avons payé de notre sang pour que la Kabylie vive mieux, dans la liberté et la dignité, et non pour reproduire ce contre quoi nous avions combattu”, explique cette association drivée par A. Boutit, tout en précisant que “ceux qui ont choisi la voie de la compromission avec le pouvoir maffieux et assassin, à travers un simulacre de dialogue destiné à accentuer le pourrissement politique, le délabrement économique et la misère sociale en Kabylie sachent que le droit du vote a été arraché au prix de lourds sacrifices et de longues luttes”. C’est aussi ce qu’a soutenu Saïd Sadi, jeudi dernier, à Béjaïa, en martelant que le droit du vote a été arraché “grâce au combat de cette région (la Kabylie) qui a donné le meilleur d’elle-même”.

En épousant le discours de Saïd Sadi et en s’appuyant sur ses arguments en faveur de l’élection, l’association des victimes du printemps noir sous-entend qu’il faut voter Saïd Sadi. Le droit d’aller voter constitue, en outre, aux yeux de l’association, “le premier attribue de l’exercice de la citoyenneté et un droit intangible qui doit être respecté par tous et pour tous”.

À plus forte raison de la part “d’éléments se réclamant d’un mouvement citoyens”, explique l’organisation de A. Boutit. Le devoir d’aller voter constitue également une sanction au président-candidat dont la responsabilité est entièrement engagée dans l’assassinat des 125 martyrs de la Kabylie : “le devoir de fidélité à la mémoire de nos martyrs, impose, aujourd’hui, la nécessité de barrer le chemin d’un deuxième mandat au candidat qui a fait verser le sang de nos enfants sans jamais demander pardon à ce jour”.

“La terre de Kabylie, irriguée du sang de ses dignes fils, ne se transformera pas en champ de bataille fratricide, au grand bonheur du pouvoir et de certains boutefeux qui veulent que cette région demeure un foyer de tension permanent, toujours prêt à s’embraser pour des desseins sans rapport avec les aspirations de la population. Le combat n’est pas entre nous. Il est contre le pouvoir. Que tout un chacun se le rappelle”.

N.M., Liberté