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L’Algérie entre espoir et incertitude

 
Jour de vote en Algérie où la population était appellée à se prononcer sur le projet de réconciliation nationale que ses supporters jugent nécessaire pour l’établissement de la paix après plus d’une décennie de massacres.
jeudi 29 septembre 2005.

Abdelaziz Bouteflika semblait confiant quant à l'issue du vote sur la réconciliation en Algérie.Le projet « pour la paix et la réconciliation nationale » propose une amnistie aux islamistes qui acceptent de déposer les armes après 13 ans de guerre civile en Algérie. Le débat référendaire a toutefois été éludé alors que la campagne s’est effectuée à sens unique en faveur du projet présidentiel.

Ce raccourci a miné la crédibilité de la consultation. Les Algériens estiment que cette consultation est une imposture destinée à accroître l’emprise du président sur le pouvoir.

Les citoyens qui se rendent aux urnes semblent en faveur d’un pardon national. Ils tiennent à tirer un trait sur ce passé violent qui a fait quelque 150 000 morts. Ils sont prêts à pardonner même s’ils ont perdu plusieurs êtres chers, assassinés par les milices islamistes, pour permettre la reconstruction de l’Algérie dans un climat de paix.

Une large proportion de la population demeure toutefois opposée au projet de réconciliation qui amnistie autant les groupes islamistes armés, qui ont massacré des milliers de civils depuis 1992, que l’armée nationale, accusée d’être responsable de la disparition de milliers d’autres personnes. Les groupes de défense des droits de l’Homme, les associations de familles des victimes et des disparus ont uni leurs voix contre le projet de réconciliation nationale.

L’enjeu de la participation

Le véritable enjeu semble donc être le taux de participation des 18 313 000 d’Algériens. Un faible taux de participation constituerait un désaveu pour le président Bouteflika pour qui une victoire du « oui » au référendum semble assurée.

Ce taux de participation était de 65,15 % sur la scène nationale à 17 h, heure locale. Quelques régions d’Algérie affichent un taux de participation vraiment faible. Les villes de Bejaïa (2,8 %) et Tizi Ouzou (1,9 %) boudent tout simplement le référendum.

Synthèse de Samir
D’après Radio Canada