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Chelghoum affirme que l’Algérie est prête

 
Interrogé sur les mesures prises par l’Algérie au sujet de la menace de la grippe aviaire, Abdeslam Chelghoum a affirmé que le gouvernement algérien est prêt et a pris les mesures nécessaires pour prévenir une éventuelle pandémie.
jeudi 20 octobre 2005.

Le virus de la grippe aviaire a été détecté en Grèce et en Turquie.Lors d’une conférence de presse tenue au siège de son ministère, M. Chelghoum a affirmé qu’il ne faut pas verser dans l’alarmisme, car le virus n’a pas franchi les frontières du pays et que même si ce sera le cas à l’avenir, l’Algérie est bien préparée pour la lutte contre la propagation du virus. « La pathologie de la grippe aviaire n’est pas un fait nouveau, nous avons déjà eu à faire face à cette menace en 2001 lorsque l’Italie a vu les premiers cas de grippe, et en 2003 lorsque les Pays-Bas et l’Allemagne ont été à leur tour touchés et, l’année dernière, avec l’épidémie en Asie.

A chaque fois, l’Algérie a mis en marche un dispositif de sécurisation. Nous sommes donc rodés pour prendre en charge tout type de menace. Je tiens à tranquilliser la population et lui dire que nous sommes prêts à faire face à des dangers plus graves », explique le secrétaire général du ministère de l’Agriculture, tout en rappelant que son département a mis en place dès le début du mois de Ramadhan une commission centrale chargée de suivre la gestion de la question et travaillant en étroite collaboration avec les commissions constituées au niveau local dans les différentes wilayas, Chelghoum indique que, pour éviter tout risque de pandémie, des mesures ont été prises et concernent l’interdiction d’importation des intrants avicoles (poussins et œufs) à l’exception de ceux venant de France, de l’Espagne et des Pays-Bas qui sont des pays indemnes.

Autre mesure, l’interdiction d’importation en Algérie d’oiseaux exotiques vivants et la sensibilisation des voyageurs algériens en partance vers les pays atteints. En termes de moyens de lutte et de préservation, le même responsable parle de 100 000 équipements jetables (masques, combinaisons, gants, etc.) acquis durant la lutte antiacridienne et qui sont en train d’être distribués aux vétérinaires et à toutes les personnes en contact permanent avec l’élevage. Aussi, le laboratoire de l’Institut national d’étude vétérinaire est équipée de manière suffisante, affirme le secrétaire général du ministère, pour réagir immédiatement à n’importe quel type de grippe. Par ailleurs, le secteur de la santé animalière ne présente aucun manque d’effectif puisque disposant de 1 300 vétérinaires dans le secteur public et 5 000 dans le privé qui peuvent être réquisitionnés à tout moment.

Synthèse de Rayane
D’après la nouvelle république